L'Otan ne veut pas d'une nouvelle "course aux armements"

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Otan, Jens Stoltenberg crédit : LARS HAGBERG / AFP - 1280
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Le secrétaire général de l'Otan a assuré qu'il ne souhaitait pas "une nouvelle course aux armements" après l'empoisonnement d'ex-espion russe sur le sol britannique avec un agent chimique.

L'Otan ne veut pas d'une nouvelle course aux armements avec la Russie, a déclaré mercredi son secrétaire général Jens Stoltenberg, en plein regain de tensions Est-Ouest après l'empoisonnement au Royaume-Uni de l'ex-espion russe Sergueï Skripal.

"La Russie est notre voisine". "Nous ne voulons pas d'une nouvelle course aux armements, donc nous nous concentrons sur une réponse qui soit ferme et prévisible, mais aussi mesurée et défensive", a affirmé Jens Stoltenberg, répondant aux questions de journalistes au côté du Premier ministre canadien Justin Trudeau, à Ottawa. "Nous nous ne voulons pas d'une nouvelle Guerre froide", a-t-il martelé. "La Russie est ici pour rester, la Russie est notre voisine, donc nous allons continuer de nous efforcer d'entretenir une relation plus constructive avec la Russie".

Jens Stoltenberg a tenu ces propos alors qu'il était interrogé sur la possibilité de nouvelles sanctions de la part des pays de l'Otan à l'encontre de Moscou en réaction à l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre.

Moscou mis en cause par le Royaume-Uni. Quelques jours après ce double empoisonnement à l'aide d'un agent innervant qui serait issu d'un programme soviétique, la Première ministre britannique Theresa May a mis en cause Moscou, estimant qu'il s'agissait de "la seule explication plausible".