"Il y a un agenda de sanctions possibles" contre la Turquie, prévient Jean-Yves Le Drian

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le drian 2:03
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Le ministre des Affaires étrangères s’est voulu très ferme jeudi sur Europe 1 à l’encontre du président turc, lui-même très critique envers la France, qu’il accuse de racisme envers les musulmans. "Il y a maintenant des déclarations de violence, voire de haine, qui sont inacceptables", a jugé Jean-Yves Le Drian, brandissant la menace de sanctions à l'échelle européenne.
INTERVIEW

Depuis quelques jours, la tension n’en finit plus de monter entre la France et l’Union européenne d’un côté, et la Turquie de l’autre. Car le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se montre d’une grande virulence à l’encontre d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de racisme envers les musulmans, après le rappel du président français sur l’indispensable respect de la liberté d’expression, y compris des caricatures de Mahomet. Invité d'Europe 1 jeudi matin, Jean-Yves Le Drian n'a pas hésité à menacer la Turquie. "Il y a des moyens de pression, il y a un agenda de sanctions possibles", a rappelé le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères.

"Les discours de haine du président Erdogan sont inacceptables"

Si cela fait plusieurs années que les relations avec la Turquie sont compliquées, "depuis quelques jours, nous avons changé de nature dans les discours du président Erdogan à notre égard et à l’égard l’Europe", a encore relevé Jean-Yves Le Drian jeudi matin sur Europe 1. "Il y a maintenant des déclarations de violence, voire de haine, qui sont régulièrement affichées par le président Erdogan, qui sont inacceptables", a tonné le ministre des Affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian a aussi voulu rappeler que la Turquie avait en face d’elle l’Union européenne tout entière. "Dans cette perspective-là - et ce n’est pas seulement la France qui est visée, il y a une solidarité totalement européenne sur le sujet -, nous voulons très fermement que la Turquie renonce à cette logique-là", a lâché le ministre. "Et si d’aventure ce n’était pas le cas, le Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 membres de l’Union européenne, a décidé qu’il prendrait les mesures nécessaires à l’encore des autorités turques. Il importe maintenant aux Turcs de prendre les mesures nécessaires pour éviter cette dérive."