Le trafic de drogue en Amérique latine dû à la consommation en Europe et aux États-Unis

  • A
  • A
La Colombie est la plaque tournante du trafic de cocaïne.
La Colombie est la plaque tournante du trafic de cocaïne. © LUIS ROBAYO / AFP
Partagez sur :
La ministre des Affaires étrangères de Colombie appelle les États-Unis et l'Europe à lutter contre la consommation de drogue.

Il sera difficile pour l'Amérique latine d'en finir avec le trafic de drogue tant que la consommation restera au même niveau en Europe et aux États-Unis, a accusé jeudi la ministre des Affaires étrangères colombienne, en visite à Panama. "Nous espérons que les pays consommateurs vont eux aussi avoir des résultats parce que tant qu'il y aura autant de consommation aux États-Unis et en Europe, il nous sera difficile (en Amérique latine) de sortir du commerce de la drogue", a insisté la ministre lors d'une conférence de presse avec son homologue panaméenne Isabel de Saint Malo.

Les États-Unis particulièrement visés. Elle répondait ainsi au président américain Donald Trump qui a récemment menacé de ne plus considérer la Colombie comme un partenaire fiable dans la lutte contre le trafic de drogues. "A nous deux (Colombie et Panama), nous réalisons presque 70% des saisies de drogues de toute la région", a affirmé la ministre colombienne. "Et parfois il est surprenant de constater qu'un pays plus au nord n'ait pas de meilleurs résultats", a-t-elle ajouté, visant en filigrane les États-Unis. Les Etats-Unis sont le premier pays consommateur de cocaïne, un stupéfiant produit principalement en Colombie, au Pérou et en Bolivie.