Après avoir suscité une vive polémique avec des propos comparant ses concurrents à des "violeurs", le patron de Ryanair Michael O’Leary a finalement présenté vendredi ses excuses aux victimes et survivantes de violences sexuelles. Il affirme avoir pris conscience de la portée de ses paroles.
Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, a présenté vendredi ses excuses "aux victimes et survivantes" de violences sexuelles pour avoir comparé à des "violeurs" des compagnies aériennes concurrentes.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le directeur général de la compagnie aérienne irlandaise à bas coûts a déclaré souhaiter "présenter (ses) : excuses les plus sincères et sans réserve à ces personnes, en particulier aux survivantes".
"Violeurs aux tarifs élevés"
Il avait utilisé le terme de "violeurs aux tarifs élevés" pour parler de compagnies aériennes concurrentes de Ryanair, lors d'une conférence de presse la semaine dernière à Dublin.
"Au cours de conversations avec ma famille et mes amis, à l'intérieur comme à l'extérieur de Ryanair, ces dix derniers jours, j'ai pris conscience que le mot que j'utilise avec autant de désinvolture a provoqué un profond trouble et un vif sentiment d'offense chez un grand nombre de personnes, en particulier chez les victimes et survivantes", a assuré Michael O'Leary.
"Ma conviction profonde est que le viol est un crime odieux et terrible qui ne peut pas être banalisé", a-t-il ajouté.
La ministre britannique des Transports réagit
Le directeur général avait pourtant alimenté la polémique, en maintenant son choix de mots et en refusant de présenter ses excuses, dans un premier temps. Le Dublin Rape Crisis Centre, un organisme irlandais d'aide aux victimes de violences sexuelles, avait réclamé des excuses de sa part, selon la BBC.
La ministre britannique des Transports, Heidi Alexander, interrogée au lendemain des propos du patron de Ryanair par la radio LBC avait déclaré : "Je dirais que les femmes qui ont été violées et qui ont été victimes de violences aussi effroyables, je ne suis pas sûre qu'elles vont se précipiter pour réserver des billets avec lui, soyons honnêtes".
Contacté par l'AFP, Ryanair a indiqué n'avoir rien à ajouter à la déclaration de son directeur général.