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«Le 11-Septembre a déclenché chez moi une seule question : qu'est-ce qu'on fait ?» : Daniel Vaillant raconte les premières heures de crise

[Thomas SAMSON / AFP]

Invité d'Europe 1 pour les 25 ans des attentats du 11-Septembre, Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur à l'époque, a raconté comment il a vécu en direct les attaques contre le World Trade Center et les décisions prises dans les minutes qui ont suivi pour protéger la France.

Lorsqu'il découvre les images des attentats, Daniel Vaillant se trouve au ministère de l'Intérieur. Le souvenir est encore intact. "J'arrive dans l'antichambre de mon bureau et ma secrétaire me dit : 'Va vite regarder la télé, il y a un drame'. Alors je rentre dans mon bureau, j'allume la télé et je découvre effectivement le drame", raconte l'ancien ministre.

"Ça a été saisissant. L'horreur quoi"

La violence des images le frappe immédiatement. "Ça a été saisissant. L'horreur quoi. J'ai été vraiment horrifié", se souvient-il. Puis vient le deuxième impact contre la tour sud. "Dès le premier avion puis le second qui rentrait dans la tour, ça a été pour moi un choc."
À ce moment-là, une question s'impose instantanément. "Voir cela immédiatement, ça a déclenché chez moi : qu'est-ce qu'on fait ?", explique-t-il.

Comme ministre de l'Intérieur, il pense aussitôt aux conséquences possibles pour la France. "Voir cela immédiatement, ça a déclenché chez moi : qu'est-ce qu'on fait ?"

L'appel de Lionel Jospin

Mais la réaction du gouvernement est quasi immédiate. "Lionel Jospin m'a appelé à peu près dix minutes après en me disant : 'Il faut qu'on se retrouve dans mon bureau à Matignon pour voir les dispositions qu'on prend'. Voilà, ça a été mon premier réflexe", raconte Daniel Vaillant.

"Le Premier ministre a appelé aussi Alain Richard", alors ministre de la Défense, explique-t-il, afin de déterminer "comment on prenait les premières décisions".

Et alors que des mesures sont prises pour protéger "le maximum de gens, les centrales atomiques et la région parisienne. Orly, Roissy, etc.", son directeur de cabinet lui soumet une proposition. "On a un plan Vigipirate qui n'a jamais été utilisé. Mais la proposition que vous pourriez faire, c'est de le déclencher."