La Corée du Sud souhaite créer un dictionnaire commun avec la Corée du Nord

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Les Coréens du Nord et ceux du Sud parlent la même langue mais pourtant leur vocabulaire n'est pas exactement le même.
Les Coréens du Nord et ceux du Sud parlent la même langue mais pourtant leur vocabulaire n'est pas exactement le même. © AFP
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La Corée du Sud souhaite créer un dictionnaire unique pour les deux Corées, rapporte mercredi "The Guardian". Depuis leur séparation en 1945, les deux pays parlent techniquement la même langue mais leur vocabulaire a varié.

Techniquement, les Coréens du Nord et ceux du Sud parlent la même langue. Pourtant, leur vocabulaire n'est pas exactement le même depuis la séparation de la Corée en deux pays en 1945. Pour réduire la fracture linguistique et contribuer au rapprochement entre les deux Corées, la Corée du Sud souhaiterait concevoir un dictionnaire unifié, rapporte mercredi le quotidien britannique The Guardian.

Lors d'une allocution, mardi, le Premier ministre sud-coréen, Lee Nak-yeon, l'a confirmé. Il a dit regretter que 70 années de division aient changé le sens et l'utilisation des mots coréens dans le Sud et le Nord.

Des différences de prononciation et de vocabulaire. En Corée du Nord, par exemple, le mot boussole commence par un "L" alors qu'au sud il débute avec un "N". On préfère parler de "promenade" au Nord, quand, au Sud, il est question de "rendez-vous" amoureux. Au Nord, on mange des "esquimaux" plutôt que des "glaces" au Sud. Pour parler d'un gardien de but, on emploie le terme "goalkeeper" au Sud, et "moonjigi" au Nord, c'est-à-dire "gardien de porte".

La Corée du Sud emprunte, par ailleurs, de nombreux mots à l'anglais contrairement à sa voisine. Et de manière générale, il existe des différences de prononciations et d'orthographes de certains mots qui empêchent parfois les Coréens du Nord et du Sud de bien se comprendre. 

Un projet ancien. Le projet n'est pas nouveau. En 2005, l'ancien président Sud-Coréen avait pour projet de lancer un "grand dictionnaire de la langue nationale", devant contenir 330.000 mots, rappelle The Guardian. Mais la détérioration des relations entre Nord et Sud a eu raison de ce projet.