Coronavirus : au Japon, un bateau de croisière contraint à la quarantaine pendant 14 jours

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Diamond Princess 1:51
Pas moins de 3.700 passagers sont à bord du Diamond Princess, en quarantaine depuis lundi. © Kazuhiro NOGI / AFP
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Le nombre de cas de coronavirus à bord du Diamond Princess a triplé, à 61. Arrivé lundi soir aux abords du port de Yokohama, en banlieue de Tokyo, le paquebot reste en quarantaine.

C'est une nouvelle conséquence du coronavirus chinois : au Japon, plus de 3.700 passagers du Diamond Princess, un navire de croisière, sont cloîtrés à bord sous quarantaine dans le port de Yokohama, dans la banlieue de Tokyo. Le nombre de cas de coronavirus y a triplé ces derniers jours, à 61. Si 41 passagers ont déjà été débarqués, tous les autres ont donc interdiction de quitter le navire, en quarantaine depuis lundi. Ils ont même dû rester dans leurs cabines jusqu'à ces toutes dernières heures.

Les 61 cas confirmés de coronavirus sont des touristes Japonais, Américains, Canadiens ou Britanniques. Plusieurs dizaines d'entre eux ont déjà été débarquées via un tunnel hermétique amenant au quai, avant d'être mis directement dans des ambulances en direction d'hôpitaux japonais.

"Prendre l'air une heure et demie"

À bord, les examens se poursuivent, et les 3.700 autres passagers doivent rester la plupart du temps enfermés dans leurs cabines. "Il y a des annonces nous demandant de prendre notre température régulièrement", raconte une touriste britannique dans une vidéo publiée vendredi matin sur son compte Facebook. "Les passagers des cabines sans fenêtres ont maintenant le droit d'aller prendre l'air une heure et demie sur le pont, à condition de porter un masque et des gants, de rester à au moins un mètre les uns des autres, et uniquement en petits groupes, sous la supervision du personnel de quarantaine."

Le Diamond Princess doit être immobilisé au moins 14 jours, le temps d'incubation du virus. Jeudi, il a fait le plein de nourriture, de masques et de thermomètres, selon le gouvernement japonais. Il faut enfin noter qu'un autre navire de croisière connait actuellement le même sort, le World Dream, immobilisé à Hong Kong. Plusieurs compagnies de croisiéristes annoncent désormais refuser d'embarquer des passagers qui ont voyagé en Chine dans les deux semaines précédant leur venue à bord.