"Les migrants ne seront plus les bienvenus", a déclaré samedi le nouveau ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini , lors de sa première prise de parole. Le leader de la Ligue, parti d'extrême droite, désormais au pouvoir avec les populistes du mouvement 5 Etoiles, compte bien marteler ce message.
Parler de migrants dans un port sicilien. Matteo Salvini a décidé d'ajouter une étape supplémentaire à son déplacement en Sicile, déjà riche de symboles. Le leader de la Ligue a fait un arrêt à Pozzalo, le port où le premier débarquement de migrants depuis son investiture a eu lieu, deux jours plus tôt.
Sa stratégie est claire : occuper le terrain pour montrer que la lutte contre l'immigration est sa priorité. Il l'a d'ailleurs rappelé le jour même, lors d'un meeting à Vicenze, dans le Nord de l'Italie. "Pour les migrants clandestins, la belle vie, c'est fini. Préparez vous à faire vos valises, préparez-vous à les faire de façon polie, sereine, pacifique et tranquille."
Un programme clair de réduction du nombre de migrants. Lors de la campagne électorale, Matteo Salvini s'est engagé à expulser 500.000 migrants clandestins du pays. Il appelle la Sicile "la frontière de l'Italie" car c'est sur cette île que débarquent la plupart des migrants secourus en Méditerranée.
À l'occasion de ce déplacement, le nouveau ministre de l'Intérieur italien devrait continuer à marteler son programme : réduire massivement les budgets alloués à l'accueil des migrants, accélérer les rapatriements et exiger la modification des traités européens pour répartir plus équitablement les demandeurs d'asile entre les pays membres.