L'équipe féminine d'Iran se retrouve en grand danger car les joueuses ont été qualifiées de "traîtres" par la télévision iranienne. Elles ont gardé le silence pendant l'hymne national lors d'un match de Coupe d'Asie, deux jours seulement après le début de la guerre dans leur pays.
L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses de l'équipe iranienne féminine de football, désignées comme "traîtres" dans leur pays après avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie. Cette décision a été prise de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Tony Burke.
Les joueuses ne sont pas libres de leurs déplacements, constamment surveillées par des Gardiens de la Révolution. Face à la situation, certaines ont décidé de prendre la parole. C'est le cas de l'attaquante Sara Didar.
"Nous sommes toutes inquiètes et tristes"
"Évidemment, nous sommes toutes inquiètes et tristes lorsque nous voyons ce qu'il se passe en Iran, avec nos familles sur place et nos proches. Mais j'espère bientôt qu'il y aura de bonnes nouvelles pour notre pays. Et j'espère que mon pays restera fort et vivant", a déclaré Sara Didar face à la presse.
Ce geste de garder le silence pendant l'hymne national a eu un écho dans le monde entier. En France, cela a galvanisé la diaspora iranienne. "Ça nous donne beaucoup de courage. Aujourd'hui, elles sont en danger. Et d'ailleurs, elles le savent très bien. Mais c'est dire le courage qu'elles portent aujourd'hui pour être la voix de leur peuple", a rapporté Nassima, membre de l'association Femme Azadi.
De nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la mise en sécurité de la délégation iranienne, comme Donald Trump, qui craint pour leur vie si elles retournent à Téhéran.