Depuis qu'elles ont refusé de chanter l'hymne national lors du match contre la Corée du Sud en Coupe d'Asie, les joueuses de la sélection iranienne de football sont considérées comme des "traîtresses" par la télévision d'État. Face à cette situation, Donald Trump a demandé à l'Australie de leur accorder l'asile.
La Coupe d'Asie de football féminin n'a jamais été aussi politique que pendant cette édition 2026. La sélection iranienne est arrivée en Australie avant le déclenchement des hostilités. Avant leur premier match, contre la Corée du Sud le 3 mars dernier, les joueuses ont refusé de chanter l'hymne national.
Un geste fort pour protester contre le régime ? La sélectionneuse et les joueuses ont refusé de commenter cet acte qui a été très mal vu par le régime de Téhéran. La télévision d'État a même affirmé qu'elles sont des "traîtresses". Une situation qui fait peser un danger sur ces femmes.
"Garantir leur sécurité et à leur fournir tout le soutien nécessaire"
Reza Pahlavi, le fils du Chah d'Iran déchu, a alerté sur la situation des joueuses. Dans une publication sur X, il écrit qu'elles sont "sous une pression considérable et sous une menace persistante de la part de la République Islamique. Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran". Reza Pahlavi demande à l'Australie "de garantir leur sécurité et a leur fournir tout le soutien nécessaire".
The members of the Iranian Women’s National Football Team are under significant pressure and ongoing threat from the Islamic Republic. As a result of their brave act of civil disobedience in refusing to sing the current regime’s national anthem, they face dire consequences should…
— Reza Pahlavi (@PahlaviReza) March 8, 2026
Un appel repris par Donald Trump. Sur son réseau Truth Social, le président américain a interpellé le Premier ministre australien, Anthony Albanese. Il lui a demandé d'accorder l'asile à l'ensemble de l'équipe qu'il estime être aujourd'hui en danger de mort si elle retourne en Iran.
Ce lundi après-midi, toujours sur Truth Social, Donald Trump a annoncé que cinq joueuses "ont déjà été prises en charge". Certaines hésitent encore à demander l'asile, craignant pour la vie de leurs proches toujours en Iran, selon le locataire de la Maison Blanche.
Cependant, Fatemeh Pasandideh, Zahra Ghanbari, Zahra Sarbali, Atefeh Ramazanzadeh et Mona Hamoudi ont déjà quitté le camp d'entrainement de l'équipe et ont réussi à trouver un refuge en Australie, précisent les équipes de communication de Reza Pahlavi. Les cinq joueuses ont "annoncé avoir rejoint la Révolution iranienne".