Après plusieurs semaines d’accalmie, la contestation étudiante refait surface à Téhéran. Des slogans hostiles au pouvoir, et visant directement Ali Khamenei, ont de nouveau retenti ce samedi dans plusieurs campus de la capitale.
On pensait le mouvement essoufflé. Pourtant, ce samedi, des manifestations ont repris dans plusieurs universités de Téhéran, marquant un regain de tension après plusieurs semaines de calme relatif. Le mois dernier, un soulèvement populaire contre le régime avait fait, selon plusieurs sources, près de 30.000 morts à travers le pays.
Iran 🇮🇷
Rassemblement d'étudiants à Téhéran en mémoire des civils tués par le régime des Ayatollahs. Des affrontements ont éclaté en marge de la manifestation. pic.twitter.com/pyED52u3Wb— Cartes du Monde (@CartesDuMonde) February 22, 2026
Pour la première fois depuis la précédente vague de protestation, des slogans appelant ouvertement à la mort d’Ali Khamenei ont de nouveau été entendus.
"Mort au dictateur"
Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des dizaines, parfois des centaines d’étudiants crient leur colère. “Bi sharaf”, scandent certains — “honteux” en français. Un mot devenu un véritable slogan anti-régime.
La scène se déroule à l’université de technologie de Sharif, établissement prestigieux de la capitale. Selon l’agence officielle Fars, des affrontements ont éclaté entre des étudiants criant “Mort au dictateur” et d’autres favorables au pouvoir, brandissant des drapeaux de la République islamique.
Des scènes similaires ont été observées à l’université d’Amir Kabir, en plein centre de Téhéran, au moment de la reprise des cours après plusieurs semaines de fermeture liées au soulèvement de janvier et à la période d’examens.
Ces mobilisations étudiantes s’ajoutent aux cérémonies organisées cette semaine à la mémoire des victimes de la répression des 8 et 9 janvier. Là aussi, des slogans hostiles au régime ont refait surface, signe d’une contestation qui reste vive.