Iran : la justice confirme l'arrestation d'une chercheuse franco-iranienne

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La chercheuse iranienne Fariba Adelkhah aurait été arrêtée le 5 juin.
La chercheuse iranienne Fariba Adelkhah aurait été arrêtée le 5 juin. © AFP
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La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été arrêtée à Téhéran le 5 juin dernier. Paris a demandé lundi soir des "clarifications".

L'Autorité judiciaire iranienne a confirmé mardi l'arrestation de l'universitaire franco-iranienne Fariba Adelkhah, annoncée la veille par Paris, qui demande des "clarifications". "Elle fait partie des suspects qui ont été arrêtés récemment", a déclaré le porte-parole de l'Autorité judiciaire Gholamhossein Esmaïli lors d'une conférence de presse à Téhéran, sans préciser la date exacte de son arrestation.

L'arrestation remonterait au 5 juin

Selon son confrère et ami Jean-François Bayart, celle-ci remonterait au 5 juin et la chercheuse est depuis détenue à la prison d'Evin, dans le nord de Téhéran. d'après Jean-François Bayart, professeur à l'Institut des Hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, la chercheuse "a pu recevoir la visite de sa famille et n'est pas maltraitée" malgré la sinistre réputation de ce lieu de détention.

Les autorités françaises n'ont cependant pas pu entrer en contact avec leur ressortissante malgré leurs demandes, a indiqué lundi le ministère des Affaires étrangères : "la France a effectué des démarches auprès des autorités iraniennes pour obtenir de leur part des informations sur la situation et les conditions de l'arrestation de Fariba Adelkhah et demander un accès consulaire" à sa ressortissante, mais n'a reçu "aucune réponse satisfaisante" à ce jour, précise le ministère dans un communiqué.

 

Sciences Po juge l'arrestation de la chercheuse franco-iranienne "inadmissible et révoltante"

L'arrestation de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) au Centre de recherches internationales (CERI) est "inadmissible et révoltante", a réagi Sciences Po mardi dans un communiqué.

"Nous sommes (...) en contact étroit et régulier avec la cellule de crise du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères", précisent les présidents de la FNSP et de Sciences Po, Olivier Duhamel et Frédéric Mion. "Nous mettons et continuerons de mettre tout en oeuvre pour que notre collègue Fariba soit libérée dans les plus brefs délais et les meilleures conditions", ajoutent-ils.