Irak : le nationaliste Moqtada Sadr remporte les législatives après recomptage

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Allié aux communistes, le bouillant dirigeant chiite a confirmé sa première place avec 54 sièges. © HAIDAR HAMDANI / AFP
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Après l'annonce de ce résultats, des alliances vont se nouer pour obtenir la majorité des 329 sièges du nouveau Parlement. 

L'alliance du nationaliste Moqtada Sadr et des communistes a remporté les élections législatives en Irak, après le recomptage manuel décidé en juin par la Cour suprême en raison de soupçons de fraude, a annoncé vendredi commission électorale.

Alliance avec les communistes. Allié aux communistes, le bouillant dirigeant chiite a confirmé sa première place avec 54 sièges, lors du premier scrutin organisé après la victoire sur le groupe Etat Islamique (EI). L'EI avait fait trembler durant trois ans le pays en contrôlant un tiers du territoire et notamment Mossoul, la ville du nord, dont les djihadistes avaient fait leur capitale.

Peu de changements après le recomptage. Ce recomptage décidé en raison des failles supposées dans le décompte électronique et les soupçons de manipulation n'a pas pas changé radicalement les résultats. L'unique gain concerne l'Alliance de la Conquête, regroupement d'anciens combattants anti-djihadistes proches de l'Iran, qui a remporte un siège supplémentaire au détriment d'une liste locale à Bagdad. Elle maintient sa seconde position avec 48 sièges au lieu de 47, a précisé dans un communiqué la Commission composée de neuf juges. La liste du Premier ministre Haider al-Abadi reste en troisième position avec 42 sièges.

Le Premier ministre sera choisi dans la majorité. En raison du système électoral à la proportionnelle, aucune liste ne peut à elle seule obtenir la majorité absolue. Des alliances doivent donc se nouer pour obtenir la majorité des 329 sièges du nouveau Parlement. La Cour suprême doit désormais proclamer les résultats définitifs, puis le président de la République sortant a quinze jours pour convoquer le nouveau Parlement, qui doit élire un nouveau chef de l'Etat. Ce dernier doit alors choisir un Premier ministre au sein de la coalition majoritaire.