La trêve n’aura tenu que quelques heures. Annoncé, ce mardi, par Donald Trump, le cessez-le-feu entre Israël et l’Iran est déjà rompu. Dès 6h, heure de Paris, deux missiles ont été lancés depuis le territoire iranien en direction du nord d’Israël, déclenchant les alertes anti-aériennes et forçant les habitants de Galilée à se réfugier dans les abris. Les projectiles ont été interceptés, mais l’attaque a été perçue comme une violation directe de la trêve.
Du côté israélien, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le chef d’état-major de l’armée a promis une réponse "cinglante", tandis que le ministre de la Défense a déclaré avoir donné l’ordre à Tsahal de "riposter avec vigueur au cœur de Téhéran”.
Le risque d’un nouvel embrasement régional est redouté
Plus tôt dans la matinée, Benjamin Netanyahu s’était exprimé, réaffirmant qu’Israël avait accepté de suspendre son offensive militaire en Iran, saluant l’implication "décisive" de Donald Trump dans la lutte contre les ambitions nucléaires iraniennes. Selon le Premier ministre israélien, les objectifs militaires d’Israël ont été "atteints".
Mais cette fragile accalmie semble déjà compromise. L’attaque matinale remet en cause la faisabilité même d’un cessez-le-feu durable entre les deux pays. Alors que la tension monte d’un cran, le risque d’un nouvel embrasement régional est désormais bien réel.