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Guerre au Moyen-Orient : où en est la mission de sécurisation du détroit d'Ormuz, voulue par Paris et Londres ?

Guerre au Moyen-Orient : où en est la mission de sécurisation du détroit d'Ormuz, voulue par Paris et Londres ? [Clément Mahoudeau / AFP]

Au 78e jour du conflit au Moyen-Orient, Téhéran a annoncé ce samedi la mise en place à venir d'un nouveau mécanisme de gestion du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz dont plusieurs navires, principalement chinois, ont profité. Un nouveau mécanisme qui pourrait même permettre aux navires européens de franchir le détroit. Mais la coalition cherche toujours à mettre en place une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz. 

L'Iran a mis en place un nouveau mécanisme de gestion du trafic dans le détroit d'Ormuz, toujours sous blocus. Un mécanisme qui a permis à des navires chinois de le franchir et il pourrait même être utilisé par les bâtiments européens. 

C'est en tout cas ce que laisse miroiter Téhéran, qui affirme que des négociations sont en cours entre certains pays européens et la marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, pour obtenir l'autorisation de franchir le détroit. 

Une vingtaine de pays se sont dits prêts à participer à la mission de sécurisation 

Seulement, on ignore quels pays sont concernés exactement et surtout aucun État européen n'a pour l'instant réagi. Cette annonce intervient alors que le porte-avions Charles-de-Gaulle est désormais déployé en mer d'Arabie, prépositionné en cas de déclenchement d'une mission internationale en vue de rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz. 

Un signal clair pour montrer que la coalition, menée par Paris et Londres, se tient prête à discuter. La principale demande de cette coalition est que Washington, comme Téhéran, accepte d'isoler la question d'Ormuz du reste de leurs négociations et, à terme, de lever leurs blocus respectifs sur le détroit. 

Car, pour le moment, cette mission de sécurisation est loin d'être effective. Elle ne le sera qu'une fois que le détroit sera débloqué. Au total, une vingtaine de pays se sont déjà dits prêts à participer à l'initiative. Le Royaume-Uni, lui, a annoncé une contribution à hauteur de 133 millions d'euros. 

Quant au Charles-de-Gaulle, son déploiement préventif permet aussi à la France de mieux observer l'évolution de la situation dans la région. Il pourrait surtout servir de centre de commandement de la mission de sécurisation internationale dès qu'elle sera effective.