Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Guerre au Moyen-Orient : «Les attaques de drones sont quotidiennes», constate Pauline Garaude, grand reporter pour le JDD à Erbil

Un militaire français a été tué jeudi soir et six autres blessés dans une attaque de drone dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. [Sedat Suna / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Un militaire français a été tué et six autres blessés dans une attaque de drone près d’Erbil, au Kurdistan irakien. Sur place, la grand reporter pour le JDD Pauline Garaude décrit une ville au climat paradoxal avec des frappes quotidiennes ciblées et vie civile presque inchangée en plein Ramadan. 

Un militaire français a été tué jeudi soir et six autres blessés dans une attaque de drone dans la région d’Erbil, au Kurdistan irakien. Il s’agit du premier décès au sein de l’armée française depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. 

"L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil", a annoncé le président Emmanuel Macron, dénonçant une attaque "inacceptable". Selon le ministère des Armées, sept soldats ont été touchés lors de cette frappe de drone visant la base kurde de Mala Qara, située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale du Kurdistan irakien. 

"Les attaques de drones sont quotidiennes"

La grand reporter du Journal du Dimanche et spécialiste de l’Asie Pauline Garaude décrit "une vie tout à fait normale" dans le centre-ville d’Erbil, où les bazars restent très fréquentés en pleine période de Ramadan. Mais dans certaines zones ciblées, notamment autour du consulat américain, des bases militaires et dans le nord-ouest de la ville, "les attaques de drones sont quotidiennes", suscitant un sentiment mêlé de peur et de résignation chez les Kurdes irakiens. 

Depuis le début du conflit régional, le Kurdistan irakien a essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes, visant principalement les dispositifs militaires occidentaux. Des forces françaises, américaines, britanniques ou italiennes sont déployées en Irak dans le cadre de la coalition internationale mise en place en 2014 pour lutter contre le groupe État islamique.

Dans le même temps, la milice chiite pro-iranienne Ashab al-Kahf a menacé de cibler les intérêts français dans la région, en réaction à cet engagement militaire accru. Une escalade qui intervient alors que, du côté iranien de la frontière, des mouvements de troupes sont également observés.