Le général de corps d’armée Benoît Durieux estime dans Europe 1 Matin Week-end, que le temps joue pour l'Iran dans la guerre qui oppose le régime à Washington et Tel-Aviv. Pour le spécialiste, Téhéran a préparé ce conflit "depuis des décennies" et il sera difficile de faire tomber les mollahs.
Les rouages de la guerre et du temps tournent en faveur de Téhéran. Au 22e jour de la guerre au Moyen-Orient contre le régime des mollahs en Iran, Israël a lancé une nouvelle vague de frappes contre Téhéran, tandis qu'une base américaine a été ciblée dans l'océan Indien.
Et si certaines voix s'étonnent que l'Iran soit encore en mesure de riposter, ce n'est pas le cas de Benoît Durieux, qui rappelle dans Europe 1 Matin Week-end que le pays "s'était sans doute préparé à cette guerre depuis des décennies".
Des missiles comme des messages à la face du monde
Pour le général de corps d'armée et ancien directeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, "les missiles qu'envoie l'Iran sont moins destinés à atteindre des cibles précises qu'à la face du monde, 'nous existons et c'est nous qui gagnons'. C'est leur forme de discours."
De là à dire que le régime des mollahs peut survivre à cette guerre ? "On peut imaginer qu'ils sont quand même affaiblis, mais ils peuvent tenir presque indéfiniment", avance encore Benoît Durieux.
Washington va-t-il lever le pied ?
Dès lors, "il leur suffit de courber le dos et d'attendre que la puissance américaine se lasse en raison de l'opinion publique, des cours du pétrole, de la pression des alliés. [...] Le temps joue pour l'Iran, très clairement."
Et justement, pour la première fois ce vendredi, Donald Trump a dit envisager de "réduire graduellement" les opérations militaires contre l’Iran, tout en excluant l'idée d'un cessez-le-feu.