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Guerre au Moyen-Orient : le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a quitté le Pakistan

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a été reçu par son homologue pakistanais Ishaq Dar ce vendredi. [Iranian Foreign Ministry / AFP]

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a conclu samedi une visite à Islamabad, où étaient aussi attendus les émissaires américains en vue d'une relance des tractations pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient. Finalement, Donald Trump a annulé ce déplacement. 

Ce samedi, Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a quitté Islamabad, lui qui était venu au Pakistan en vue d'une relance des tractations pour mettre fin à la guerre dans la région. 

Abbas Araghchi s'est entretenu samedi avec le chef de l'armée pakistanaise

Parallèlement, la trêve sur le front libanais est toujours aussi précaire, avec de nouvelles frappes israéliennes meurtrières. Déclenché par une attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, le conflit régional a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Entamés il y a deux semaines au Pakistan, pays médiateur dans le conflit, après un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis doivent s'y poursuivre depuis plusieurs jours même si la trêve a été unilatéralement prolongée sine die depuis par les États-Unis.

Arrivé vendredi soir à Islamabad, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est entretenu samedi avec le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, et le Premier ministre, Shehbaz Sharif.

"Aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis"

Selon son ministère, Abbas Aragchi a exposé à ses interlocuteurs "les positions de principe de notre pays concernant les derniers développements liés au cessez-le-feu et à la fin complète de la guerre imposée à l'Iran".

Il a quitté le Pakistan plus tard samedi, selon l'agence officielle Irna, alors que le reste de sa tournée comprend Oman. "Aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les États-Unis", avait plus tôt affirmé sur X son porte-parole, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions iraniennes seraient transmises à la partie américaine via les médiateurs pakistanais.

"L'ennemi cherche un moyen de sauver la face pour s'extraire du bourbier" de la guerre, a commenté le porte-parole du ministère iranien de la Défense, cité par l'agence Isna.

Riposte à la "piraterie" américaine

Le commandement des forces armées iraniennes a pour sa part menacé les États-Unis d'une réponse militaire, en cas de poursuite du blocus américain des ports iraniens, dénonçant des actes de "piraterie".

Le trafic maritime reste lui à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, soumis à un double blocus iranien et américain. Entretemps, l'aéroport international de Téhéran a rouvert samedi, a annoncé la télévision iranienne d'État, avec de premiers départs notamment vers Médine, Mascate et Istanbul.

Sur le front libanais, le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par le président américain après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, reste mis à rude épreuve.