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Guerre au Moyen-Orient : l'armée assure être «plus forte» qu'au début de la guerre

[joe kalmar/AFP]

L'armée iranienne a assuré samedi être "plus forte" qu'au début de la guerre au Moyen-Orient, se disant prête à répondre à toute attaque de manière "immédiate" et "sans limite géographique" face aux menaces américaines.

L'armée iranienne a assuré samedi être "plus forte" qu'au début de la guerre au Moyen-Orient, se disant prête à répondre à toute attaque de manière "immédiate" et "sans limite géographique" après de récentes menaces américaines.

"Les forces armées de la République islamique sont aujourd'hui en état d'alerte plus élevé et plus puissantes qu'elles ne l'étaient au début de la guerre", a déclaré le porte-parole de l'armée, Mohammad Akraminia, cité par l'agence officielle Irna. "Sur ordre du Guide suprême, toute riposte des forces armées sera immédiate, efficace et sans limite géographique", a-t-il ajouté.

Malgré de récentes frappes américaines sur l'île de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz, les tractations diplomatiques pour éviter une reprise des hostilités se sont récemment intensifiées sous l'égide du médiateur qatari après une série de menaces israélo-américaines.

De nouvelles explosions

Dans la nuit de vendredi à samedi, la télévision d'État iranienne a encore fait part de deux explosions à Qeshm, l'agence Tasnim évoquant de son côté deux missiles qui auraient frappé l'île. Sans confirmer, l'armée iranienne, citée par les médias iraniens, a peu après indiqué avoir détruit un drone militaire américain dans cette zone.

Le porte-parole militaire a répété samedi que les forces iraniennes ne débloqueraient Ormuz que si les États-Unis acceptaient les conditions posées par Téhéran.

L'Iran s'est déjà dit prêt à rouvrir ce passage stratégique pour le commerce d'hydrocarbures si Washington acceptait une série de mesures telles un cessez-le-feu sur l'ensemble des fronts dans la région, un dégel de ses avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi qu'à la fin du blocus naval américain contre ses ports. Les États-Unis ont jusqu'à présent refusé.