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Guerre au Moyen-Orient : la jeunesse iranienne ne souhaite pas voir un chef religieux prendre la succession

Le fils de l’ayatollah Khamenei, éliminé samedi, fait partie des favoris des Gardiens de la Révolution. [Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, Donald Trump exige une capitulation sans condition de l'Iran. Malgré les frappes américaines et la peur des habitants, l’espoir d’un changement politique persiste, tandis que la jeunesse iranienne rejette un nouveau dirigeant imposé par les autorités.

Septième jour de tensions au Moyen-Orient, Donald Trump exige une capitulation sans condition de l'Iran, toujours pilonné par les États-Unis. De puissantes explosions ont retenti en début de soirée dans l’ouest de la capitale, mais malgré la peur, les habitants gardent l'espoir d’un basculement politique.

"Make Iran Great Again" 

"Make Iran Great Again" ("Rendons sa grandeur à l’Iran") : c’est la promesse faite ce vendredi par Donald Trump aux Iraniens calfeutrés sur son réseau Truth Social. Il a ajouté que cela ne pourrait se faire qu’après qu’un nouveau dirigeant aura été choisi.

Sur CNN, le président américain s’est dit ouvert à l’accueil d’un autre chef religieux en Iran, ce qui est jugé inacceptable par la jeunesse iranienne.

La relève incertaine

"Les nouvelles générations, les jeunes opposants, ne veulent pas accepter un nouveau leader qui s’opposerait à ce qui s’est déjà passé. C’est difficile, voire impossible", explique un habitant de la capitale contacté par Europe 1. Il assure qu'il est impossible que le futur dirigeant réprime à nouveau les contestations du peuple.

Alors que le fils de l’ayatollah Khamenei, éliminé samedi, fait partie des favoris des Gardiens de la Révolution, qui disposent d’un délai de trois mois pour désigner un successeur, le président américain insiste : "Nous voulons quelqu’un qui apporte la paix et l’harmonie à l’Iran."