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Guerre au Moyen-Orient : face aux parlementaires, Pete Hegseth défend les 25 milliards de dépenses déjà engagés

Pete Hegseth interrogé, hier, par les représentants lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. [WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

La nuit dernière, Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient poursuivre le blocus maritime du détroit d'Ormuz pendant une longue durée. Ce mercredi 29 avril, le Pentagone a dû justifier, auprès des parlementaires américains, les sommes engagées par le gouvernement, alors que cette guerre aurait déjà coûté 25 milliards de dollars.

Au Moyen-Orient, la perspective d’une sortie de crise s’éloigne. Après 61 jours de conflit, Donald Trump a annoncé qu'il envisageait de poursuivre le blocus maritime du détroit d'Ormuz. L'objectif, asphyxier l'économie de la République islamique d'Iran et provoquer la chute du régime des mollahs.

Problème, la note pour les États-Unis est déjà salée, avec une estimation basse de 25 milliards de dollars, selon Jules Hurst, sous-secrétaire à la Défense.

"La majeure partie concerne les munitions. Une partie, évidemment, relève des opérations et de la maintenance (O&M) et du remplacement de matériel", a-t-il assuré devant les représentants de la Chambre, mercredi, lors de la première audition des chefs de guerre américains depuis le début du conflit.

"Nous sommes fiers de cet engagement"

Si l'administration Trump souhaite augmenter 42% de son budget d'ici 2027, elle essuie des critiques virulentes des Démocrates et de certains Républicains. "Cette guerre est une catastrophe géopolitique et économique, c'est un bourbier", accusent ces élus. De quoi provoquer l'ire de Pete Hegseth, le ministre de la Guerre américain.

"Au cas où je devrais vous le rappeler, et ma génération le sait, combien de temps sommes-nous restés en Irak ? Combien de temps sommes-nous restés en Afghanistan ? Au Vietnam ? — Nous sommes deux mois après le début d'un combat existentiel pour la sécurité du peuple américain. Nous sommes fiers de cet engagement", s'est-il ainsi écrié.

Questionné sur les dépenses à venir dans ce conflit au Moyen-Orient, sa réponse se veut évasive : "quel est le prix à payer pour que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire ?", a-t-il interrogé. Une sorte de "quoi qu'il en coûte" à l'américaine.