Donald Trump a annulé au dernier moment l’envoi d’émissaires au Pakistan pour des négociations avec Téhéran. Washington laisse toutefois la porte ouverte au dialogue, malgré des tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz.
Un nouveau rebondissement est survenu entre Washington et Téhéran. Les pourparlers pour mettre fin à la guerre n'auront pas lieu. Samedi, une délégation iranienne était pourtant présente au Pakistan pour entamer une deuxième session de négociation. Donald Trump a finalement annulé le déplacement de ses émissaires à Islamabad.
"Ils peuvent nous appeler"
Le président américain se justifie en affirmant que personne ne sait qui est réellement aux commandes en Iran. Il s'est exprimé en conférence de presse samedi sur le tarmac de l'aéroport de Palm Beach. "Je traiterai avec qui il le faudra, mais il n'y a aucune raison d'attendre deux jours et de faire voyager des gens pendant 17 heures. Nous ne procéderons pas ainsi. Quand ils le voudront, ils pourront m'appeler. Nous avons toutes les cartes en main, nous avons tout à gagner", a-t-il insisté.
"Ils peuvent nous appeler" : une façon de laisser la porte ouverte aux discussions, alors que Donald Trump assure que cette annulation ne signifie pas pour autant une reprise de la guerre. Il évoque même une réunion avec l'Iran au Pakistan mardi prochain.
Le détroit d'Ormuz, stratégie définitive de l'Iran
Quant à Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, il doit revenir à Islamabad pour quelques heures aujourd'hui, mais les négociations avancent difficilement, notamment sur la question du détroit d'Ormuz.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime islamique, affirment que le contrôle du détroit est la stratégie définitive de l'Iran. Ils menacent à nouveau les États-Unis d'une réponse militaire en cas de maintien du blocus maritime américain.