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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump repousse de cinq jours son ultimatum à l'Iran après des «discussions fructueuses»

Le président américain Donald Trump. [Jim WATSON / AFP]

Ce lundi matin, Donald Trump a assuré avoir mené des "discussions fructueuses" avec l'Iran et a annoncé reporter son ultimatum de cinq jours. Selon un spécialiste des questions internationales à Sciences-Po, la rhétorique du président américain peut amener à des conséquences imprévisibles.

Un signe d'apaisement. Ce lundi matin, Donald Trump a repoussé de cinq jours son ultimatum à l'Iran alors qu'il menaçait de lourdes frappes contre les infrastructures énergétiques du régime des mollahs. À l'origine, Téhéran avait jusqu'à ce lundi soir pour ouvrir le détroit d'Ormuz à la circulation maritime.

Mais le président américain a déclaré avoir mené des "discussions fructueuses" en vue d'un règlement complet et total du conflit".

"Ils veulent la paix, ils regrettent de ne pas disposer d'une arme nucléaire, mais j'espère que nous pourrons conclure un accord bon pour tout le monde, y compris pour les alliés au Moyen-Orient. Nous verrons bien ce qui se passera, je pense que c'est une très bonne occasion pour trouver un deal. Nous leur avons donné cinq jours", a-t-il soutenu sur le tarmac de West Palm Beach, avant de rentrer pour la Maison Blanche.

L'Iran dément ces discussions

Les mots de Donald Trump ont immédiatement fait chuter le prix du pétrole de 10%. Une sorte de désescalade après l'escalade.

"C'est quand même toute la stabilité régionale qui est en cause, mais aussi mondiale. Là où il est envisagé de faire des frappes, c'est le cœur de la production énergétique de l'Iran. Et on a bien vu que Téhéran menaçait de catastrophes régionales si les États-Unis n'arrêtaient pas", analyse Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences-Po et spécialiste des questions internationales.

C'est même "toute la région qui sera plongée dans le noir" avertissait l'Iran ce matin, carte à l'appui, avec des pays du Golfe dans le viseur. Des menaces de riposte qui ont sûrement poussé Donald Trump à temporiser.

"Les pays en question ont manifesté leur inquiétude, sinon leur colère, auprès du président américain. Du fait de la dépendance que ça induit, l'eau est plus précieuse que le pétrole pour ces pays qui ont à peine quelques jours de réserve. Donc c'est une question de survie", constate de son côté David Rigoulet-Roze, spécialiste du Moyen-Orient.

Le régime des mollahs, qui joue sa survie, dément toujours avoir échangé avec Donald Trump. "Le président américain recule face aux menaces", c'est la réponse de la République islamique d'Iran, quelques instants après la déclaration du chef d'État.