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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump évoque un retrait américain

Donald Trump évoque la possibilité d’une fin du conflit, ou du moins d’un désengagement des États-Unis. [AFP]

Au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle au respect du droit international, tandis que Donald Trump évoque un possible retrait des forces américaines dans les prochaines semaines. Un désengagement encore incertain, sur fond de tensions persistantes avec l’Iran.

Au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle au respect du droit international, tandis que Donald Trump évoque la possibilité d’une fin du conflit, ou du moins d’un désengagement des États-Unis.

Le président américain a laissé entendre que son pays pourrait réduire sa présence en Iran prochainement, après plusieurs semaines marquées par des déclarations oscillant entre fermeté et apaisement. Il a notamment mentionné un délai de deux à trois semaines avant un possible retrait des opérations américaines dans la région.

"On leur a donné un sacré coup"

C’est l’une des premières fois que le président américain évoque aussi clairement cette hypothèse après plusieurs semaines de tensions. "On leur a donné un sacré coup, on s'est débarrassé d'une bonne partie de tous les fous radicalisés le long du détroit, alors je dirais que d'ici deux semaines, peut-être trois, on partira", a-t-il déclaré.

Un départ loin d'être concrétisé alors que l'agenda de Washington ne cesse de reculer. Donald Trump avançait auparavant une guerre qui durerait quatre à six semaines, ce sera désormais huit semaines au moins. Et le retrait américain se fera avec ou sans accord avec ce que le président américain décrit comme le nouveau régime iranien.

"Nous n'avons aucune raison de le faire"

Quant au détroit d'Ormuz, cela ne semble plus son problème. "On va donc partir très bientôt et si la France ou d'autres pays veulent du pétrole ou du gaz, ils n'auront qu'à aller jusqu'au détroit et gérer la situation eux-mêmes. Nous n'avons aucune raison de le faire", a lâché le locataire de la Maison blanche.

Pour l’heure, il reste difficile de savoir si ces déclarations écartent totalement l’hypothèse d’un déploiement terrestre américain. Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a indiqué récemment que différentes options militaires restaient à l’étude. De son côté, Donald Trump affirme espérer parvenir à un accord avec l’Iran dans les prochains jours.

Dans ce contexte, la stratégie de pression exercée par Washington pourrait ouvrir la voie à des négociations. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a évoqué la possibilité d’une désescalade, tout en conditionnant celle-ci à l’obtention de garanties.