Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran hausse le ton, Washington muscle son dispositif militaire

Le régime des mollahs pourrait viser le porte-avions USS Abraham Lincoln s’il est à portée de tir. [NAVCENT PUBLIC AFFAIRS / US NAVY / AFP]

L’Iran hausse le ton face aux États-Unis, menaçant de viser un porte-avions américain, tandis que le Pentagone étudie des scénarios de raids ciblés. Des renforts militaires ont été déployés au Moyen-Orient, sans qu’une intervention terrestre de grande ampleur ne soit, à ce stade, validée.

L’Iran, à la fois menacé et menaçant. Shahram Irani, chef de la marine iranienne, affirme que le régime des mollahs pourrait viser le porte-avions USS Abraham Lincoln s’il est à portée de tir. À son bord, plus de 5.500 marines. 

Les autorités iraniennes haussent une nouvelle fois le ton, alors que le scénario d’un déploiement terrestre est évoqué depuis plusieurs jours et que le Pentagone se préparerait à des opérations de plusieurs semaines.

Des raids en territoire iranien

Toutefois, il ne s’agirait pas d’un déploiement à grande échelle, comparable à celui mené en Irak en 2003. Cette fois, le Pentagone travaillerait, selon le Washington Post, sur des scénarios plus courts : des raids en territoire iranien, menés par des forces spéciales appuyées par d’autres unités.

Parmi les cibles envisagées figurent des îles stratégiques servant de hubs pétroliers à l’Iran, notamment celle de Kharg, ainsi que des sites liés au programme nucléaire. Sont particulièrement visés les stocks d’uranium enrichi que Téhéran est accusé d’avoir constitués et dissimulés dans la région d’Ispahan. Donald Trump a lui-même évoqué à plusieurs reprises cette possibilité depuis le début du conflit.

50.000 militaires américains participent déjà au conflit

Pour l’instant, le président américain n’a validé aucun des plans d’intervention terrestre proposés par le Pentagone, mais d’importants renforts sont arrivés ces derniers jours. L’USS Tripoli est désormais déployé au Moyen-Orient, à la tête d’un groupe naval de 3.500 marins et soldats du corps des Marines. Quelque 3.000 parachutistes de la 82e division aéroportée seraient également en alerte, cette unité de réaction rapide étant capable d’être déployée n’importe où dans le monde en moins de 24 heures.

Enfin, selon plusieurs médias américains, Donald Trump envisagerait d’envoyer au moins 10.000 soldats supplémentaires dans la région. Environ 50.000 militaires participent déjà au conflit.