Frappe de la coalition contre les frères Clain en Syrie : très probable décès des deux djihadistes français

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Une frappe a été menée en Syrie mercredi visant les frères Clain, sur la base d'un renseignement de la coalition. Les deux djihadistes français avaient revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. 

Une frappe a été menée mercredi en Syrie par la coalition internationale antidjihadiste, à Baghouz, visant les frères Clain. Fabien et Jean-Michel Clain sont les deux Français qui avaient revendiqué les attentats du 13 novembre à Paris. Selon les informations d'Europe 1, ils sont très probablement décédés tous les deux, comme le montre l'analyse des images tournées par le drone qui a effectué le tir, effectué sur la base d'un renseignement de la coalition, ainsi que certaines communications interceptées.

Les autorités militaires françaises restent toutefois très prudentes, n'ayant pas la possibilité d'aller vérifier sur place les résultats du bombardement : Baghouz demeure sous le contrôle de l'Etat islamique. Certains interlocuteurs joints par Europe 1 évoquent toutefois une certitude de décès de l'ordre de 99%.

"Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait été tué", a tweeté dans la soirée la ministre française des Armées Florence Parly. "Si c'est bien le cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette information n'est pas confirmée", a-t-elle ajouté.

Des mandats d'arrêt internationaux émis contre les frères en juillet. Fabien Clain avait été rapidement identifié comme la voix du message sonore du groupe EI diffusé au lendemain des attaques du 13 novembre 2015, perpétrées par trois commandos d'hommes revenus de Syrie. Son frère Jean-Michel avait, lui, été identifié dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement. 

En juillet, les juges d'instruction antiterroristes chargés de l'enquête sur les attentats, estimant avoir démontré leur implication, avaient émis des mandats d'arrêts internationaux à l'encontre des deux frères.  

Fabien Clain avait rejoint la Syrie en 2015. Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias "frère Omar", et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, il est condamné à cinq ans de prison, aux côtés d'un autre djihadiste français, Thomas Barnouin, dans l'affaire de la filière dite d'Artigat. Ces figures de l'EI, pilier de la mouvance toulousaine des Merah puis proches de la cellule ayant perpétré les attentats de Paris et Bruxelles en 2015-2016, étaient considérées comme résolues à poursuivre le combat en dépit des nombreuses défaites militaires du groupe djihadiste aujourd'hui réduit à une ultime poche de combattants.