Enfant palestinien tué en Belgique : 5 Palestiniens inculpés pour meurtre

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Le décès d'un enfant palestinien a été jugé "suspect" par le parquet d'Anvers. (photo d'illustration)
Le décès d'un enfant palestinien a été jugé "suspect" par le parquet d'Anvers. (photo d'illustration) © AFP
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Cinq Palestiniens sont mis en cause en Belgique pour la prise d'otage et le meurtre d'un enfant palestinien de 9 ans, qui vivait dans un centre de demandeurs d'asile avec sa mère. 

Cinq Palestiniens ont été inculpés* pour prise d'otage et meurtre puis écroués jeudi en Belgique au lendemain de la découverte du corps d'un enfant palestinien de 9 ans dans un centre de demandeurs d'asile, a annoncé le parquet d'Anvers. Kristof Aerts, porte-parole du parquet, a confirmé des informations de presse selon lesquelles les cinq suspects arrêtés mercredi sont tous des Palestiniens.

Un décès jugé "suspect"

Le garçon de 9 ans, qui séjournait avec sa mère de 26 ans depuis quelques mois dans ce centre situé à Ranst dans la région d'Anvers, avait été vu pour la dernière fois vivant alors qu'il faisait du vélo lundi vers 22 heures dans l'enceinte du centre. Une opération de recherches a été déclenchée lorsque le vélo a été retrouvé sans aucune trace de l'enfant et a finalement mené à la découverte de son corps sans vie dans un fossé sur le terrain du centre d'accueil mercredi après-midi. Le décès a été jugé "suspect" par le parquet d'Anvers qui a confié à un juge d'instruction une enquête sur des faits de meurtre.

Demande de rançon ?

Jeudi après la comparution devant le juge des premiers suspects, les faits ont été requalifiés en "prise d'otage et meurtre", a souligné le parquet dans un communiqué. Selon des médias flamands, il pourrait s'agir d'une tentative d'extorsion de fonds ayant mal tourné. Le quotidien Het Laatste Nieuws a fait état d'un SMS reçu par la tante de l'enfant, résidant dans le même centre, la menaçant ainsi : "100.000 euros ou vous ne reverrez plus Daniel vivant". Le parquet n'a pas confirmé ces informations. D'après une source proche de l'enquête, les déclarations des suspects devant les enquêteurs "ne sont pas claires". Aucun d'eux à ce stade ne reconnaît les faits reprochés.

*Le terme 'inculpation/inculpé' n'existe plus dans la procédure judiciaire française mais est toujours employé en Belgique/aux États-Unis/... Europe1.fr a choisi de conserver le terme employé par les autorités judiciaires locales.