L'Iran a nié vendredi avoir accepté le transfert de ses stocks d'uranium enrichi, au lendemain de déclarations de Donald Trump sur ce sujet qui se trouve au coeur des contentieux entre les deux pays ennemis.
"L'uranium enrichi de l'Iran ne sera transféré nulle part. Tout comme le sol iranien est sacré à nos yeux, cette question revêt une grande importance pour nous", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d'Etat.
"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", avait déclaré jeudi le président américain, en référence aux stocks d'uranium hautement enrichi en possession de l'Iran, avant de réaffirmer vendredi qu'il ne restait pas de "points de blocage" pour conclure un accord.
Le Liban travaille à "un accord permanent" avec Israël après le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi, a affirmé son président, niant que des discussions directes avec son voisin constituent un "signe de faiblesse".
"Nous nous retrouvons dans une nouvelle phase", a déclaré Joseph Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve: "une phase de transition (...) pour travailler à un accord permanent qui sauvegarde les droits de notre peuple, l'unité de notre pays et la souveraineté de notre nation".
Ces pourparlers directs, alors que le Liban est en état de guerre avec Israël depuis 1948, ne sont "pas un signe de faiblesse ou une concession", a ajouté le chef de l'Etat, promettant de ne pas "céder un iota du territoire national".
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé vendredi que son pays n'était plus "le théâtre des guerres de qui que ce soit", après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.
"Nous sommes confiants dans le fait que nous sauverons le Liban, (...) nous avons repris le Liban et le pouvoir de décision du Liban pour la première fois depuis près d'un demi-siècle", a déclaré M. Aoun dans son premier discours à la nation depuis la trêve, ajoutant qu'"aujourd'hui, nous négocions pour nous-mêmes, (...) nous ne sommes plus un pion dans le jeu de quiconque, ni le théâtre des guerres de qui que ce soit, et nous ne le serons plus jamais".
Des frappes de drones et de roquettes ont tué vendredi trois Kurdes iraniens, dont deux combattantes, dans la région autonome du Kurdistan d'Irak, a indiqué un groupe d'opposition en exil, accusant l'Iran d'en être responsable.
"La République islamique d'Iran a lancé aujourd'hui une nouvelle vague de frappes de missiles et de drones visant des camps civils du PDKI", tuant une personne et en blessant une autre, a affirmé sur X le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran. Dans une attaque distincte, deux combattantes ont été tuées et d'autres blessées, a-t-il ajouté.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a mené plusieurs frappes contre des positions de groupes kurdes iraniens en exil en Irak.
Le secrétaire général de l'ONU a salué vendredi la réouverture du détroit d'Ormuz aux navires commerciaux par l'Iran, y voyant "un pas dans la bonne direction", a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric à la presse.
"La position des Nations unies reste claire: il faut que le rétablissement total des droits et liberté de navigation internationaux dans le détroit d'Ormuz soit respecté par toutes les parties", a-t-il ajouté, espérant que la réouverture de la voie maritime cruciale contribuera, avec le cessez-le-feu, à "créer de la confiance entre les parties".
Donald Trump a assuré vendredi auprès de l'AFP qu'il n'y avait pas de "points de blocage" pour conclure un accord de paix avec l'Iran, ajoutant que ce dernier était "très proche".
"Nous sommes très proches d'obtenir un accord", a dit Donald Trump, joint par téléphone. A la question de savoir s'il restait des désaccords entre les deux pays, le président américain a répondu: "pas de points de blocage".
Ces commentaires interviennent après une série de publications par le républicain sur son réseau Truth Social vendredi, dans lesquelles il s'est réjoui de l'annonce iranienne de la réouverture du détroit d'Ormuz et de la fin du programme nucléaire iranien.
"Le détroit va être ouvert, ils sont déjà ouverts. Et les choses vont très bien", a-t-il continué depuis Las Vegas lors d'une courte interview.
Interrogé sur pourquoi il n'avait pas encore annoncé d'accord après ces messages optimistes, Donald Trump a répondu qu'il souhaitait un accord écrit.
"Je veux que ce soit mis par écrit", a-t-il dit.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé vendredi "souhaitable" une participation des États-Unis à une éventuelle mission internationale visant à sécuriser la circulation dans le détroit d'Ormuz, à l'issue d'une réunion multinationale à Paris.
L'Allemagne "participera aux autres discussions de planification militaire" en cours et "nous accueillerons favorablement, si possible, une participation des États-Unis d'Amérique", a déclaré le chancelier.
Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran avait accepté de "ne plus jamais fermer le détroit d'Ormuz", après s'être félicité de la réouverture annoncée par Téhéran de cette voie maritime cruciale pour la durée du cessez-le-feu au Moyen-Orient.
"Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde!", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Donald Trump a affirmé vendredi que l'Iran retirait toutes ses mines marines du détroit d'Ormuz avec l'appui des Etats-Unis, sans toutefois fournir de détails.
"L'Iran, avec l'aide des Etats-Unis, a retiré, ou est en train de retirer toutes les mines marines! Merci!", a déclaré le président américain dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
"Plus d'une douzaine de pays" ont déjà proposé de contribuer à une mission multinationale "pacifique et défensive" menée par Londres et Paris pour sécuriser le détroit d'Ormuz, qui se déploiera "dès que les conditions seront réunies", a déclaré vendredi le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Le travail de "planification militaire" de cette force se poursuivra lors d'une réunion "à Londres la semaine prochaine, au cours de laquelle nous annoncerons plus de détails sur (sa) composition" a-t-il ajouté, lors d'une déclaration à l'issue d'un sommet à Paris réunissant une trentaine de pays.
Les mouvements des navires militaires "restent interdits" dans le détroit d'Ormuz, a prévenu vendredi la télévision d'Etat iranienne, après l'annonce par Téhéran de la réouverture aux bâtiments commerciaux de cette voie maritime stratégique.
"Les passages des navires militaires via le détroit d'Ormuz restent interdits. Seuls les bâtiments civils peuvent le franchir par les passages désignés et avec la permission de la marine des Gardiens de la Révolution", a déclaré un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision publique IRIB.
L'armée israélienne a annoncé vendredi la levée dans l'ensemble du pays de toutes les restrictions liées à la guerre, au premier jour d'une trêve avec le Liban après un mois et demi de conflit avec le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de Téhéran.
La quasi-totalité des restrictions aux activités économiques et éducatives notamment avaient été levées dans la plupart du pays à la suite du cessez-le-feu avec l'Iran entré en vigueur le 8 avril, à l'exception du nord du fait de la poursuite des opérations militaires sur ce front.
Selon les consignes de la défense passive, l'ensemble du pays est passé à 16h00 (13h00 GMT) "à un niveau d'activité complet, sans aucune restriction, à l'exception de la zone de front, où une limitation des rassemblements à 1.000 personnes maximum sera en vigueur" jusqu'à 20h00 (17h00 GMT) samedi, moment à partir duquel cette dernière restriction "sera également levée", indique un communiqué militaire.
Une future mission navale internationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, au coeur d'une réunion internationale, devra attendre "une cessation des hostilités, en coordination avec tous les acteurs, régionaux et internationaux, dans une posture exclusivement défensive", a déclaré vendredi Giorgia Meloni à Paris.
"L'Italie est prête à participer", a dit la Première ministre italienne à l'issue de cette conférence, au côté du président français Emmanuel Macron, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz.
Donald Trump s'est félicité vendredi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz et en a profité pour brocarder à nouveau ses alliés de l'Otan, disant rejeter leur proposition d'aider sur ce sujet.
"Maintenant que la situation sur le détroit d'Ormuz est terminée, j'ai reçu un appel de l'Otan demandant si nous avions besoin d'aide. JE LEUR AI DIT DE GARDER LEURS DISTANCES A MOINS QU'ILS NE VEUILLENT REMPLIR LEURS NAVIRES DE PETROLE. Ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux, un TIGRE DE PAPIER!", a asséné le président américain sur sa plateforme Truth Social.
La réouverture du détroit d'Ormuz annoncée vendredi par l'Iran doit être "durable", a estimé le Premier ministre Keir Starmer à l'issue d'une réunion multinationale à Paris.
Il a également appelé de ses voeux un passage à Ormuz "sans péage et sans restrictions", rejoignant une demande formulée quelques instants plus tôt par le président français Emmanuel Macron.
"Cela renforce la nécessité du travail que nous avons mené cet après-midi" à Paris lors d'une réunion internationale pour mettre en place une coalition pour sécuriser le détroit, a-t-il ajouté lors d'une déclaration aux côtés d'Emmanuel Macron, Georgia Meloni et Friedrich Merz.
Emmanuel Macron a salué vendredi l'annonce iranienne d'une réouverture du détroit d'Ormuz pendant le reste du cessez-le-feu avec les Etats-Unis, mais a ajouté que les participants à un sommet des "non-belligérants" demandaient sa "pleine réouverture inconditionnelle par toutes les parties".
Le projet de mission militaire de sécurisation porté par ces pays "est encore plus légitime parce qu'elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée", a dit le président français à l'Elysée, à l'issue de ce sommet.
L'Iran a annoncé vendredi la réouverture de ce détroit stratégique pour le commerce des hydrocarbures dans le monde, tant que durera la trêve au Moyen-Orient. Une annonce saluée par Donald Trump qui a cependant maintenu le blocus mis en place par les Etats-Unis sur les ports iraniens.
Israël n'a "pas encore fini le travail" contre le Hezbollah et son objectif d'un démantèlement du mouvement islamiste libanais "ne sera pas atteint demain", a mis en garde vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au premier jour d'une trêve d'une décade avec le Liban.
La guerre contre le mouvement chiite allié de Téhéran, qui a repris le 2 mars, a permis de repousser les "deux menaces venant du Liban", a affirmé M. Netanyahou dans un message vidéo: une "menace proche" d'"infiltration de milliers de terroristes sur notre territoire" et de "tirs de missiles antichars sur nos localités", et une "menace lointaine", celle des "missiles et roquettes destinés à détruire les villes d'Israël".
"Le Hezbollah d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre de lui-même (...) mais je le dis honnêtement: nous n'avons pas encore fini le travail", a-t-il néanmoins ajouté à l'attention des Israéliens, et l'objectif du "démantèlement du Hezbollah (...) je vous le répète en toute franchise (...) ne sera pas atteint demain".
Aucune somme d'argent "ne sera échangée de quelconque manière" entre les Etats-Unis et l'Iran dans l'éventualité d'un accord sur le nucléaire iranien, a affirmé vendredi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
Le média américain Axios avait rapporté plus tôt que les Etats-Unis envisageaient de dégeler 20 milliards de dollars de fonds iraniens en échange des stocks d'uranium enrichi détenus par l'Iran.
Donald Trump a déclaré vendredi que les Etats-Unis ont interdit à Israël de bombarder le Liban après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
"Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des Etats-Unis. Ça suffit!!!", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Le blocus mis en place par les Etats-Unis sur les ports iraniens restera en vigueur jusqu'à ce qu'un accord soit conclu avec l'Iran, a annoncé vendredi Donald Trump, peu après avoir salué l'annonce par Téhéran de l'ouverture totale du détroit d'Ormuz.
"Le détroit d'Ormuz est complètement ouvert (...) mais le blocus naval demeurera totalement en vigueur en ce qui concerne l'Iran seulement, jusqu'à ce que notre transaction avec l'Iran soit achevée à 100%", a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social dans un message entièrement en majuscules, ajoutant que "le processus devrait aller très rapidement".
Les Bourses européennes ont bondi jeudi, saluant la chute des prix du pétrole après l'annonce par Téhéran d'une réouverture complète du détroit d'Ormuz le temps du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis.
Après avoir passé une première partie de la séance en légère hausse, les principaux indices ont accéléré leurs gains immédiatement dans la foulée de cette information. Vers 13H15 GMT, Paris prenait 2,01%, Francfort 2,23% et Milan 1,67%. Londres prenait 0,40%.
Donald Trump a salué l'annonce vendredi par l'Iran que le détroit d'Ormuz serait entièrement ouvert à la navigation pendant le cessez-le-feu, un point clé des négociations entre Téhéran et Washington pour mettre un terme à la guerre.
"L'Iran vient juste d'annoncer que le détroit d'Iran (sic) était entièrement ouvert et prêt pour une traversée complète. Merci!", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, dans un message entièrement en majuscules.
Les cours du pétrole plongent vendredi après l'annonce par l'Iran que le détroit d'Ormuz est entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu avec les Etats-Unis.
Vers 13H10 GMT (15H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 10,42% à 89,03 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, tombait de 11,11% à 84,17 dollars.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré vendredi complètement "ouvert" le très stratégique détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce des hydrocarbures dans le monde, tant que durera la trêve au Moyen-Orient.
"Le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu", a écrit sur X Abbas Araghchi.
Il n'a pas précisé s'il faisait référence à la trêve entre l'armée israélienne et le Hezbollah, entrée en vigueur jeudi soir au Liban pour une durée de dix jours, ou au cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran qui prend en théorie fin le 22 avril.
Les cours du pétrole reculent vendredi, le marché se montrant optimiste quant à un apaisement du conflit au Moyen-Orient, malgré une offre pétrolière encore amputée par la paralysie du détroit d'Ormuz.
Vers 14H40 GMT (16H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 4,26% à 95,16 dollars, après avoir brièvement chuté de plus 5%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, tombait de 4,92% à 90,03 dollars, après avoir lui aussi cédé plus de 5%.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé vendredi que l'opération militaire au Liban n'était "pas terminée", quelques heures après l'entrée en vigueur d'une trêve de dix jours, avertissant que les civils libanais regagnant le sud pourraient devoir être à nouveau évacués.
"Les manoeuvres sur le terrain au Liban et les frappes contre le Hezbollah ont permis d'atteindre de nombreux objectifs" mais l'opération n'est pas "terminée", a déclaré le ministre dans une déclaration filmée.
"La zone de sécurité a été nettoyée des militants et des armes, est vide de résidents, et continuera d'être débarrassée de l'infrastructure terroriste, y compris par la destruction de maisons dans les villages de première ligne qui sont devenus de facto des avant-postes terroristes", a-t-il ajouté.
Selon les termes de la trêve, Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible le Hezbollah pour empêcher des attaques "planifiées, imminentes ou en cours", et conservera une zone de sécurité de 10 kilomètres le long du côté libanais de la frontière.
Trois pétroliers iraniens sont sortis mercredi du Golfe par le détroit d'Ormuz avec cinq millions de barils de pétrole brut, les premiers depuis le blocus imposé par les Etats-Unis aux ports iraniens, a indiqué vendredi la société de données maritimes Kpler à l'AFP.
Selon les données de Kpler, le Deep Sea, le Sonia I et le Diona, tous trois sanctionnés par les Etats-Unis, ont franchi ce passage stratégique mercredi, tous en provenance de l'île de Kharg (Iran).
Aucun pétrolier iranien n'était sorti du Golfe par le détroit d'Ormuz avec une cargaison de pétrole brut depuis le Starla le 10 avril.
Le président du Liban a qualifié vendredi de "cruciaux" les pourparlers directs avec Israël, au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump d'un cessez-le-feu entre les deux pays et d'une rencontre à venir de leurs dirigeants.
"Les pourparlers directs sont cruciaux (...) et un cessez-le-feu représente le début d'un processus de négociations, une voie soutenue au niveau local et international", a affirmé Joseph Aoun dans un communiqué diffusé par la présidence quelques heures après le début de la trêve.
M. Aoun y a aussi rappelé les objectifs de Beyrouth de "consolider le cessez-le-feu, d'obtenir le retrait des forces israéliennes des territoires du sud occupés, de récupérer les prisonniers et de traiter les contentieux frontaliers" entre les deux pays.
La Russie a dit vendredi soutenir le cessez-le-feu entré en vigueur entre Israël et le Liban et espérer que la trêve permette de trouver des accords durables pour éviter la reprise des combats.
"Nous saluons très certainement la décision de conclure une trêve et nous espérons que, durant ces quelques jours, il sera réellement possible d'aboutir à des accords qui permettront d'éviter à l'avenir la reprise des affrontements armés", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point quotidien avec la presse.
Israël a averti vendredi que des centaines de milliers de civils libanais déplacés, repartis vers le sud alors qu'un cessez-le-feu de dix jours entrait en vigueur, pourraient avoir à évacuer à nouveau.
"Si les combats reprennent, les habitants qui rentrent dans la zone de sécurité devront être évacués afin de permettre l'achèvement de la mission", a déclaré le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, avertissant que l'armée n'avait pas encore "terminé" son "opération" contre le Hezbollah pro-iranien.
L'opération militaire au Liban n'est "pas terminée", a affirmé vendredi le ministre de la Défense israélien Israël Katz, moins de 24 heures après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
"Les manoeuvres sur le terrain au Liban et les frappes contre le Hezbollah ont permis d'atteindre de nombreux objectifs" mais l'opération n'est pas "terminée", a-t-il déclaré au premier jour d'une trêve de 10 jours dans la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
Au moins 13 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes sur Tyr quelques minutes avant l'entrée en vigueur de la trêve jeudi soir, a indiqué vendredi à l'AFP un responsable de cette municipalité du sud du Liban.
Selon ce responsable qui n'a pas donné son nom, 35 autres personnes ont été blessées et les secouristes fouillent encore les décombres à la recherche de "15 diparus". Les frappes ont visé, quelques minutes avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, à minuit (21h00 GMT), six bâtiments résidentiels qui ont été détruits, selon un correspondant de l'AFP.
Le Hezbollah libanais a affirmé vendredi que ses combattants gardaient "le doigt sur la gâchette" en cas de violation par Israël de la trêve de dix jours entrée en vigueur pendant la nuit.
Dans un communiqué, le parti pro-iranien affirme avoir mené au cours de la guerre de 45 jours "2.184 opérations militaires" contre Israël et l'armée israélienne en territoire libanais. "Les combattants garderont le doigt sur la gâchette car ils se méfient de la traîtrise de l'ennemi", a ajouté le communiqué.
Un pétrolier sud-coréen est passé par la mer Rouge, une première depuis le blocage du détroit d'Ormuz dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, a annoncé Séoul vendredi.
La Corée du Sud, qui dépend largement des importations d'hydrocarbures, cherche à garantir ses approvisionnements depuis que les attaques américano-israéliennes contre l'Iran fin février ont entraîné la fermeture par Téhéran de l'accès au détroit d'Ormuz, également soumis depuis lundi à un blocus américain sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.
Séoul avait annoncé ce mois-ci l'envoi de cinq navires battant pavillon sud-coréen vers le port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, pour établir des itinéraires alternatifs.
Le ministère sud-coréen des Affaires maritimes a signalé vendredi le "premier cas de transport de pétrole brut vers le pays (la Corée du Sud, NDLR) via la mer Rouge, un détour, depuis le blocus du détroit d'Ormuz".
Emmanuel Macron a apporté sur X tout sons soutien "au cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël tel que le Président Trump l’a annoncé hier".
J’apporte tout mon soutien au cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël tel que le Président Trump l’a annoncé hier.
J’exprime aussi ma préoccupation qu’il puisse d’ores et déjà être fragilisé par la poursuite d’opérations militaires.
Je demande la sécurité…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 17, 2026
Il a également évoqué les tensions recensées cette nuit : "J’exprime aussi ma préoccupation qu’il puisse d’ores et déjà être fragilisé par la poursuite d’opérations militaires".
Le Hezbollah a annoncé avoir "bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam", dans le sud-est du Liban, "en réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée d'occupation".
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des bombardements contre cette localité et le village voisin de Debbine, ainsi que d'"intenses activités de drones" dans la même région.
L'armée libanaise a évoqué "un certain nombre de violations de l'accord, plusieurs actes d'agression israéliens ayant été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages". Elle a appelé les personnes déplacées par les combats à s'abstenir de retourner immédiatement dans le sud du Liban.
L'armée israélienne a averti qu'elle maintenait son déploiement terrestre dans cette région, et a demandé à la population de ne pas revenir sur la rive sud du fleuve Litani.
Donald Trump a déclaré que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l'une des exigences des Etats-Unis pour parvenir à un accord avec Téhéran.
"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a déclaré le président américain à des journalistes, utilisant le terme qu'il emploie pour désigner les stocks d'uranium enrichi, en ajoutant: "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord".
Donald Trump a déclaré jeudi espérer que le mouvement islamiste libanais Hezbollah se comporterait "bien" pendant le cessez-le-feu avec Israël, entré en vigueur à minuit heure locale vendredi.
"J'espère que le Hezbollah se comportera bien pendant cette importante période. Ce sera un GRAND moment pour eux s'ils font cela. Assez de tueries. Nous devons enfin avoir la PAIX", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est entré en vigueur ce vendredi matin après avoir été annoncé par le président américain Donald Trump, l'armée libanaise dénonçant aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.
La trêve a débuté à minuit heure locale dans les deux pays (21H00 GMT jeudi), après un mois et demi de conflit entre Israël et le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. De nombreux tirs de célébration ont retenti dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-Iranien Hezbollah, selon des journalistes de l'AFP.
Les Etats-Unis maintiendront "aussi longtemps qu'il faudra" leur blocus des ports iraniens, en vigueur depuis lundi, a affirmé le ministre de la Défense américain Pete Hegseth, qui a menacé de bombarder l'Iran si Téhéran faisait "le mauvais choix".