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Actuellement à l'antenne

En directMoyen-Orient : l'Iran «tout entier» pourrait être «détruit» mardi soir, avance Donald Trump

L'Iran lance lundi davantage d'attaques vers Israël et les pays du Golfe, avertissant de représailles "dévastatrices" si Donald Trump met à exécution ses menaces répétées.
Iran: Trump dit pouvoir détruire en quatre heures les ponts et centrales électriques

Donald Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis pouvaient détruire "en quatre heures" les ponts et centrales électriques en Iran.

"Nous avons un plan, grâce à la puissance de nos forces armées, qui prévoit que tous les ponts d'Iran seront détruits d'ici minuit demain soir, que toutes les centrales électriques d'Iran seront hors service (...) et ne pourront plus jamais être utilisées", a déclaré le président américain, faisant référence à l'ultimatum fixé à mardi 20H00 heure de Washington (00H00 GMT) qu'il a donné à l'Iran pour trouver un accord.

"Et cela se fera en l'espace de quatre heures - si nous le voulions", a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse.

La CIA a mené une "opération de diversion" en Iran à propos de la recherche de l'aviateur

L'Agence américaine du renseignement (CIA) a mené une "opération de diversion" pour "semer le trouble" chez les Iraniens, alors que les recherches se poursuivaient pour retrouver les deux aviateurs dont l'avion avait été abattu, a déclaré lundi le directeur de la CIA. "Outre les moyens humains et techniques mobilisés par le président pour retrouver nos aviateurs, la CIA a mené une opération de diversion visant à semer le trouble chez les Iraniens qui les traquaient sans relâche", a déclaré John Ratcliffe lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, aux côtés de Donald Trump et du ministre de la Défense Pete Hegseth.

Les Iraniens sont "prêts à souffrir" pour faire tomber le pouvoir actuel, selon Trump

Donald Trump a affirmé lundi que les Iraniens étaient "prêts à souffrir" pour faire tomber le pouvoir actuel et soutenaient la "poursuite des frappes", alors que le président américain a menacé de bombarder les infrastructures énergétiques de l'Iran à partir de mardi soir.

Les Iraniens "seraient prêts à souffrir pour avoir la liberté", a déclaré Donald Trump lors d'une conférence de presse, en précisant que les Etats-Unis avaient intercepté de nombreux messages d'Iraniens disant : "Continuez à bombarder".

Plus de 170 avions impliqués dans le sauvetage des deux aviateurs américains

Plus de 170 avions militaires ont été impliqués dans le sauvetage des deux aviateurs américains en Iran ce week-end, a annoncé Donald Trump lors de sa conférence de presse.

La première mission de sauvetage a mobilisé "21" avions, a dit le président américain, tandis que la deuxième a "mobilisé 155 appareils (...) Nous les avons tous emmenés sur place".

Il a précisé que deux avions de transport militaire s'étaient enlisés dans le sable, et avaient dû être détruits.

Alerte
L'Iran "tout entier" pourrait être "détruit" mardi soir, avance Donald Trump

Donald Trump a déclaré lundi que l'Iran "tout entier" pourrait être "détruit" mardi soir.

"Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain (mardi)", a affirmé le président américain lors d'une conférence de presse. Donald Trump a fixé à mardi soir un ultimatum avant de bombarder des infrastructures énergétiques en Iran.

Les Houthis du Yémen affirment avoir lancé une attaque sur Israël

Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé lundi avoir lancé une nouvelle attaque contre Israël, conjointement avec l'Iran et le Hezbollah libanais.

"Le groupe, en collaboration avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (...) et la résistance islamique au Liban, a lancé une salve de missiles de croisière et de drones visant plusieurs sites vitaux et militaires appartenant à l'ennemi israélien", a affirmé le porte-parole militaire Yahya Saree dans un communiqué.

Les Houthis, qui contrôlent la majeure partie du nord du Yémen, se sont joints à la guerre le 28 mars pour soutenir l'Iran, leur allié.

Ils avaient auparavant lancé des attaques contre Israël et pris pour cible des navires dans la mer Rouge et le golfe d'Aden pendant la guerre de Gaza, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.

Donald Trump qualifie la proposition de cessez-le-feu avec l'Iran d'"étape très importante"

Interrogé lundi sur une proposition de cessez-le-feu avec l'Iran avancée par des pays médiateurs, Donald Trump a jugé qu'il s'agissait d'une "étape très importante".

"Ce n'est pas encore assez bien mais c'est une étape très significative", a dit le président américain, pendant un échange avec des journalistes en marge d'une cérémonie organisée à l'occasion de Pâques à la Maison Blanche.

La cheffe du CICR dénonce les "menaces délibérées" contre les infrastructures civiles

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Mirjana Spoljaric a dénoncé ce lundi les "menaces délibérées" contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, rappelant qu'une guerre menée sans limites est contraire au droit.

"Les menaces délibérées, qu'elles soient verbales ou concrètes, contre les infrastructures civiles essentielles et les installations nucléaires ne doivent pas devenir la nouvelle norme en temps de guerre", a affirmé Mirjana Spoljaric, dans une déclaration écrite envoyée à la presse.

"Toute guerre menée sans limites est incompatible avec le droit. Elle est indéfendable, inhumaine et dévastatrice pour des populations entières", a-t-elle insisté.

Donald Trump n'a pas validé le cessez-le-feu de 45 jours proposé par des médiateurs

La Maison Blanche a confirmé lundi que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, en ajoutant que Donald Trump n'avait pas validé cette idée.

"C'est une idée parmi beaucoup d'autres et le président ne l'a pas validée. L'opération +Fureur épique+ continue et le président s'exprimera à 13h00", soit 17h00 GMT, pendant une conférence de presse, a fait savoir un haut responsable américain.

Selon le site Axios, des médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs ont fait cette proposition d'une trêve de 45 jours, alors que le président américain a fixé à mardi soir un ultimatum avant de bombarder des infrastructures en Iran.

La banlieue sud de Beyrouth bombardée

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien concernant sept quartiers de ce secteur, pilonné par l'armée israélienne depuis le début de la guerre contre le Hezbollah pro-iranien.

Des images de l'AFPTV montrent un épais panache de fumée s'élever depuis cette zone contrôlée par le Hezbollah et vidée de la quasi totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

L'approvisionnement en gaz rétabli à Téhéran

L'approvisionnement en gaz a été rétabli lundi à Téhéran après avoir été interrompu dans certaines parties de la capitale après une frappe sur l'infrastructure gazière d'une université, a rapporté la télévision d'Etat.

Les frappes, survenues tôt lundi, ont notamment touché un poste de réduction de pression liée à l'Université Sharif de technologie, provoquant une fuite de gaz importante, selon la radio-télévision d'Etat Irib, qui a parlé d'une "attaque menée par les Américano-Sionistes".

Alerte
Deux morts dans la destruction d'un immeuble à Haïfa (Israël) par un missile iranien

Deux personnes ont été retrouvées mortes dans les décombres d'un immeuble à Haïfa, dans le nord d'Israël, frappé dimanche par un missile iranien, ont indiqué lundi les pompiers et secouristes, alors que les fouilles se poursuivent pour retrouver deux disparus.

Les secours "ont retrouvé sans signe de vie deux personnes coincées sous les décombres", a indiqué un porte parole.

"Les opérations de secours se poursuivent à cette heure, pour tenter de retrouver deux autres personnes actuellement encore piégées ou hors de contact", a-t-il ajouté.

Le pétrole s'installe autour de 110 dollars

Le pétrole s'installe lundi autour des 110 dollars le baril, dans un marché suspendu au conflit au Moyen-Orient où Donald Trump menace de s'en prendre aux infrastructures vitales iraniennes, et guettant de possibles négociations. La Bourse de Tokyo, rare place ouverte ce lundi de Pâques, s'est elle affichée en petite hausse.

Vers 07h30 GMT, le baril de WTI, référence du marché américain, pour livraison en mai, cédait 0,57% à 110,90 dollars, tandis que celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, pour livraison en juin gagnait à l'inverse 0,46% à 109,53 dollars.

Une personne blessée par la chute de débris de drones à Abou Dhabi

La chute de débris de drones interceptés par la défense anti-aérienne dans une zone industrielle d'Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, a fait un blessé, a indiqué lundi le service de presse des autorités d'Abou Dhabi.

Un ressortissant ghanéen a été blessé dans cet incident survenu dans la zone de Musaffah, ont indiqué les autorités sur le réseau X.

Un opposant au régime exécuté en Iran

L'Iran a exécuté lundi un homme reconnu coupable d'avoir agi pour le compte d'Israël et des Etats-Unis lors d'une vague de manifestations antigouvernementales plus tôt cette année, a annoncé le pouvoir judiciaire.

"Ali Fahim, l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes (...) a été pendu après que la Cour suprême a (...) confirmé le verdict", a indiqué le site Mizan Online du pouvoir judiciaire.

Il s'agit de la dernière exécution liée aux manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en manifestations antigouvernementales

L'Iran riposte après les menaces de Donald Trump

L'Iran a mis en garde lundi contre de possibles "crimes de guerre" après des menaces du président américain Donald Trump de viser prochainement des infrastructures civiles dans le pays, plus d'un mois après le début de la guerre.

"Le président américain, en tant que responsable le plus important de son pays, a menacé publiquement de commettre des crimes de guerre", a estimé sur X le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi.

Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz

Une compagnie maritime japonaise a déclaré lundi qu'un pétrolier battant pavillon indien et appartenant à sa filiale avait franchi le détroit d'Ormuz, faisant route vers l'Inde, devenant le troisième navire lié au Japon à transiter par le détroit.

"Le personnel à bord [du méthanier GPL Green Asha] comme la cargaison sont en sécurité", a déclaré une porte-parole de l'armateur nippon Mitsui OSK Lines. Samedi, le gouvernement indien avait déjà annoncé que le méthanier GPL Green Sanvi, également détenu par une filiale de Mitsui OSK, avait franchi le détroit en toute sécurité.

Et la veille, trois pétroliers, dont un codétenu par le groupe nippon, avaient traversé le détroit. Le navire Sohar LNG, également codétenu par Mistui OSK, était le premier méthanier de gaz naturel liquéfié à franchir le détroit depuis le 1er mars.

Les rares navires qui ont franchi ce point d'étranglement depuis le début de la guerre au Moyen-Orient ont emprunté un itinéraire approuvé par l'Iran à travers ses eaux près de l'île de Larak, surnommé le "péage de Téhéran" par la société de données maritime Lloyd's List Intelligence.

Six personnes blessées au Koweït par des tirs iraniens

Six personnes ont été blessées lundi au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe.

Les secours sont intervenus à l'aube "après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays", soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué. 

Alerte
Le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe

Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.

Nouveaux tirs israéliens en Iran, Téhéran menace de représailles "dévastatrices"

L'armée israélienne a annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes contre Téhéran. Dans la capitale iranienne, c'est une université qui a été ciblée, la frappe endommageant une installation gazière à proximité, privant une partie de la capitale iranienne de gaz, selon la télévision d'Etat (Irib). Selon les médias iraniens, plusieurs attaques ont aussi eu lieu sur des quartiers résidentiels de Téhéran.

"Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues", a averti le porte-parole du commandement militaire iranien dans un communiqué.

Donald Trump menace d'attaquer les centrales électriques iraniennes

Estimant avoir atteint les cibles militaires voulues, le président américain menace de s'en prendre désormais aux infrastructures civiles de l'Iran, ponts et centrales électriques en tête, si l'Iran ne rouvre pas entièrement le passage dans le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour l'approvisionnement mondial d'hydrocarbures.

"Toute notre région va brûler parce que vous insistez pour suivre les ordres de (Benjamin) Netanyahu", le Premier ministre israélien, lui a rétorqué le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf.

Une rhétorique guerrière qui a nourri les craintes des investisseurs sur le marché du pétrole, au retour de trois jours de pause pascale.

Des discussions entre l'Iran et Oman pour tenter de rouvrir le détroit d'Ormuz

En parallèle des menaces et des attaques, des efforts diplomatiques se poursuivent: Oman, situé face à l'Iran de l'autre côté du détroit d'Ormuz, a discuté avec Téhéran de sa réouverture, tandis que le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, qui jouent un rôle de médiateur.

Cependant, la perspective d'un accord entre Américains et Iraniens, "du moins dans les conditions actuelles, est quasi inexistante", a estimé sur X Danny Citrinowicz, analyste en sécurité et ancien expert des services de renseignement israéliens, spécialiste de l'Iran.

Nouveaux tirs du Hezbollah vers Israël

Au Liban, autre front qui paie un lourd tribut à la guerre, le Hezbollah pro-iranien a revendiqué de nouveaux tirs de roquettes de l'autre côté de la frontière avec Israël.

Dimanche, Israël a poursuivi le pilonnage de la banlieue sud de Beyrouth, considéré comme un bastion du Hezbollah, une frappe à proximité d'un hôpital faisant au moins cinq morts et une autre tuant trois personnes à l'est de la capitale libanaise.