Le poursuite de l'aggravation de la guerre au Moyen-Orient risque d'entrainer une inflation plus forte que prévu, a noté la présidente de la Banque centrale européenne, relevant qu'une hausse éventuelle des taux directeurs dépendra de l'évolution des prix.
"Le choc énergétique pourrait s'intensifier, et ses effets sur les prix et les salaires pourraient être plus forts que prévu", a dit Christine Lagarde, notant que si les taux ont été laissés inchangés lors de la réunion de jeudi, les prochaines décisions seront "basées sur notre évaluation des perspectives d'inflation".
Donald Trump a menacé les rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, et l'Iran d'une "punition militaire majeure" dans une publication sur son réseau Truth Social jeudi, après que ces rebelles ont revendiqué des frappes contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge.
"S'ils (les Houthis) recommencent, les Etats-Unis tiendront l'Iran pour responsables (...) et une punition militaire majeure sera infligée à l'Iran et, bien sûr, aux Houthis", a assuré le président américain.
Donald Trump a annoncé jeudi sur son réseau Truth Social, que l'accord sur le nucléaire civil entre les Etats-Unis et l'Arabie saoudite était "entièrement conditionné" à la ratification des accords d'Abraham par le royaume, reconnaissant de ce fait l'Etat d'Israël.
"L'accord sur le nucléaire civil (...) en cours de conclusion entre le ministère de l'Energie des Etats-Unis et l'Arabie saoudite (...) sera approuvé, mais il est entièrement conditionné à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux très respectés et fructueux accords d'Abraham", a affirmé le président américain.
Signés en 2020 sous l'égide de Donald Trump lors de son premier mandat, ces accords économiques, commerciaux et sécuritaires ont conduit à la normalisation des relations entre Israël et trois pays arabes: les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.
Le Koweït a annoncé jeudi qu'un drone avait visé son côté de la frontière avec l'Irak, sans faire de victimes, un responsable koweïtien affirmant à l'AFP qu'il s'agissait d'une attaque iranienne.
"Le poste-frontière d'Al-Abdali a été attaqué cet après-midi par des drones hostiles, ce qui a causé des dégâts matériels, mais heureusement aucune victime", a affirmé dans un communiqué le colonel Saoud Abdelaziz Al-Atwan, porte-parole du ministère de la Défense.
Une source sécuritaire irakienne avait également confirmé l'incident à l'AFP avant la publication du communiqué du ministère.
Dans une publication sur Truth Social, Donald Trump a soutenu que l'accord sur le nucléaire civil "sans enrichissement d'uranium" conclu entre les États-Unis et l'Arabie saoudite avait été conditionné par la reconnaissance par cette dernière de l'État d'Israël.
"Son approbation est entièrement conditionnée à l'adhésion de l'Arabie saoudite aux accords d'Abraham, accords très respectés et couronnés de succès", a-t-il écrit, précisant que "les États-Unis ne sont pas opposés aux installations nucléaires civiles (sans enrichissement)".
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé jeudi une attitude "irrationnelle" et "dominatrice" des Etats-Unis, après 12 jours consécutifs d'attaques américaines contre le territoire iranien et de représailles iraniennes au Moyen-Orient.
"Le problème réside dans l'approche de l'Amérique, une approche irrationnelle, excessive et dominatrice, qui a entraîné une vive réponse de notre part", a déclaré à la télévision d'Etat Abbas Araghchi, en marge d'une visite à Téhéran du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi.
L'Union européenne a dénoncé jeudi une attaque "inacceptable" des rebelles houthis du Yémen contre un navire pétrolier saoudien en mer Rouge, appelant à cesser une "escalade dangereuse".
"Les Houthis doivent cesser immédiatement toute action mettant en danger le transport maritime international et la vie des marins", a exhorté la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, dans un communiqué publié au lendemain de cette frappe.
Et "les récentes menaces des Houthis du Yémen visant à imposer un blocus maritime au Royaume d'Arabie saoudite constituent une menace directe pour la stabilité régionale et représentent une escalade dangereuse", a-t-elle souligné.
L'armée iranienne a assuré jeudi qu'elle continuerait à frapper des cibles américaines au Moyen-Orient aussi longtemps que l'Iran serait attaqué par les Etats-Unis, après une 12e nuit consécutive d'hostilités entre les deux pays ennemis.
"Les représailles des forces armées se poursuivront tant que les attaques américaines contre les infrastructures et les zones côtières du pays perdureront", a déclaré le porte-parole de l'armée, Mohammad Akraminia, cité par la télévision d'Etat.
Les deux diplomates français agressés à Téhéran sont rentrés mercredi à Paris, a indiqué jeudi le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, assurant qu'ils avaient été pris à partie en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.
Dimanche, les deux diplomates, ont été "brutalement interpellés dans un lieu privé par des officiers de sécurité du régime", a détaillé M. Barrot. Les autorités iraniennes ont démenti cette agression, affirmant que les diplomates ont été "brièvement interrogés" par les services de sécurité, après une "réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités".
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont affirmé jeudi avoir détruit en Jordanie un radar américain du système antimissile THAAD, en représailles aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.
Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, les Gardiens font également état de la destruction d'un système Patriot, conçu pour intercepter les projectiles balistiques, ainsi que de l'incendie d'un hangar présenté comme servant à la maintenance d'hélicoptères.
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.
Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.
Les chefs de la diplomatie américaine Marco Rubio et russe Sergueï Lavrov se sont rencontrés jeudi à Manille en marge d'une réunion de l'Asean, a constaté un journaliste de l'AFP. En discutant le dossier ukrainien avec M. Rubio, M. Lavrov "a mis l'accent sur le fait qu'il était inadmissible de poursuivre les livraisons d'armes au régime de Kiev", a afirmé dans un communique le ministère russe des Affaires étrangères.
MM Rubio et Lavrov devaient aussi échanger au sujet du conflit au Moyen-Orient. Moscou a condamné les récentes frappes de Washington sur son allié l'Iran.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d'Ormuz, sans préciser à quel moment, dans un communiqué relayé par l'agence officielle iranienne Irna.
Trois pétroliers ont tenté "d'emprunter le passage miné dans le sud du détroit d'Ormuz", affirme le corps des Gardiens de la Révolution (IRGC), l'armée idéologique de l'Iran, "mais après l'explosion et l'embrasement de l'un d'eux, les deux autres ont rapidement fait demi-tour et sont repartis".
Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont revendiqué des frappes contre "deux pétroliers saoudiens" en mer Rouge, identifiés comme l'Encelia et le Layla, après avoir annoncé un blocus maritime sur l'Arabie saoudite.
Une source officielle saoudienne a confirmé que l'Encelia, "appartenant à une société saoudienne", avait été "pris pour cible alors qu'il naviguait en mer Rouge, ce qui a provoqué un incendie à la proue", a écrit l'agence officielle saoudienne SPA, ajoutant que les membres d'équipages sont saufs.