Dans une publication sur son compte X, Abbas Araghchi, le ministre de l'Intérieur iranien, a soutenu que la "doctrine de défense" de son pays "est claire" : "œil pour œil".
"Toute agression contre l'Iran, y compris contre notre infrastructure, obligera à une réponse puissante et décisive. Ceux qui contribuent à une telle agression, quel que soit le type de soutien, seront également considérés comme des cibles légitimes", a-t-il poursuivi.
Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont été enregistrés en train d'envoyer des avertissements radio à des navires, a indiqué mercredi à l'AFP la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), après l'annonce par ces rebelles yéménites d'un blocus naval de l'Arabie saoudite.
"Nous pouvons confirmer que les Houthis ont été enregistrés en train de transmettre un message d'avertissement aux navires dans la région", a déclaré l'ICS.
Le groupe pétrolier TotalEnergies a annoncé mercredi remettre en place le plafonnement du prix des carburants dans ses stations-service en France hexagonale en raison de la reprise du conflit au Moyen-Orient qui fait repartir les prix du pétrole à la hausse, selon un communiqué.
"TotalEnergies remet en place la politique de plafonnement qui était en vigueur jusqu'en juin 2026, à savoir un plafonnement de l'essence à 1,99 EUR/L et du diesel à 2,25 EUR/L dans toutes ses stations-service en France hexagonale", a-t-il annoncé.
Sur son compte Truth Social, Donald Trump a menacé l'Iran de frappes sur ses infrastructures énergétiques à la moindre attaque dans le détroit d'Ormuz.
"À compter de ce jour, chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz, que ce soit par missile, roquette, drone ou tout autre dispositif ou arme, les États-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ÉLECTRIQUE, y compris ceux situés à proximité ou à l'intérieur de la capitale, Téhéran", a-t-il ainsi déclaré.
L'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a déconseillé mercredi aux compagnies aériennes de survoler la Jordanie, pays visé par des attaques de l'Iran.
"Les attaques iraniennes récurrentes avec des missiles et, dans une moindre mesure, avec des drones contre des cibles situées en Jordanie, ainsi que l'activation de systèmes de défense aérienne suscitent un risque accru", a indiqué l'EASA dans une note aux compagnies.
L'agence de presse iranienne Tasnim a fait état mercredi d'une frappe américaine sur l'île de Larak, située dans le détroit d'Ormuz, au coeur des tensions entre Téhéran et Washington qui ont repris leurs affrontements il y a deux semaines.
"A 12h48 (heure de Paris), l'île de Larak (sud) a été la cible d'un missile américain. Selon des habitants de la région, une forte explosion a été entendue à proximité de l'île", a indiqué l'agence Tasnim, précisant que les autorités tentaient de déterminer "l'ampleur de l'attaque" et "l'étendue des dégâts potentiels".
L'Iran a de nouveau démenti mercredi l'existence de tout complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre du pays, que le président américain Donald Trump a menacé de frapper.
"L'obsession de Washington pour Kolang Kouh, où aucune activité nucléaire n'a lieu, n'est rien d'autre qu'un prétexte fabriqué de toutes pièces pour justifier l'agression, la destruction et le sabotage", a vilipendé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, sur X.
"Les activités nucléaires de l'Iran ont été intégralement déclarées auprès de l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique, a-t-il ajouté.
Mardi, Donald Trump avait déclaré que l'armée américaine allait "frapper cette zone probablement très bientôt", en référence à Kolang. "Et ils ne peuvent rien y faire", avait-il ajouté lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche.
En novembre 2025, plusieurs médias américains dont le Washington Post et le New York Times avaient affirmé que l'Iran avait accéléré la construction, déjà démentie par les autorités, d'un site nucléaire souterrain appelé "Pickaxe Mountain" en anglais ("Kolang" signifie "pioche" en farsi). Le site est situé près du complexe nucléaire de Natanz, bombardé par les Etats-Unis en juin 2025 et de nouveau visé depuis le début de la guerre fin février.
L'armée jordanienne a annoncé avoir intercepté quatre missiles en provenance d'Iran, précisant que deux autres étaient tombés dans des zones inhabitées, Téhéran ripostant aux bombardements américains en frappant des alliés de Washington dans la région.
"Les systèmes de défense aérienne ont détecté aujourd'hui (mercredi) six missiles provenant du territoire iranien", selon un communiqué de l'armée. Elle précise que les deux qui n'ont pas été interceptés n'avaient pas fait de victimes ni causé de dégâts.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé qu'il allait rencontrer jeudi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio aux Philippines, pour un échange qui doit être centré sur les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient.
"Cette rencontre sera utile dans tous les cas. Il est préférable de poser des questions et d'obtenir des réponses", a-t-il déclaré, confirmant qu'elle aura lieu jeudi matin en marge d'une réunion des représentants diplomatiques des pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).
Moscou a condamné les récentes frappes de Washington sur son allié l'Iran.