Le président libanais, Joseph Aoun, a exprimé mardi sa "profonde gratitude" pour le soutien américain à son pays, après avoir été reçu par Donald Trump à la Maison Blanche, selon un communiqué de la présidence libanaise.
Joseph Aoun a écrit dans le livre d'or de la Maison-Blanche qu'il éprouvait "une profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban, à sa souveraineté, à ses institutions légitimes et aux forces armées libanaises", indique le communiqué.
Le chargé d'affaires iranien en France a été convoqué cet après-midi au Quai d'Orsay, après l'agression dont ont été victimes deux diplomates français en poste à Téhéran, Paris exigeant que "la lumière" soit faite sur cet incident et les auteurs "punis".
"À la demande" du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, le "chargé d'affaires de la République islamique d'Iran a été convoqué ce jour par le secrétaire général du Quai d'Orsay, à la suite de l'action d'intimidation extrêmement grave" ayant ciblé dimanche les deux diplomates, a déclaré le porte-parole du ministère. "Il lui a été fait part de notre condamnation la plus ferme de cette agression préméditée et délibérée", a ajouté le porte-parole.
D'après l'agence de presse officielle iranienne Irna, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'est entretenu par téléphone dans l'après-midi avec Jean-Noël Barrot et a rejeté la faute sur les deux diplomates français.
Il a estimé que leurs actions étaient "inacceptables" et appelé le gouvernement français à prendre "les mesures nécessaires et "à empêcher la répétition de tels agissements", sans les décrire, selon l'Irna.
Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis n'en avaient "pas fini du tout" avec l'Iran, alors que l'armée américaine a bombardé pour la dixième nuit consécutive des infrastructures iraniennes.
"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a-t-il affirmé lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche.
Donald Trump a assuré que les Etats-Unis réagiraient contre les Houthis si le groupe de rebelles yémenites, allié de l'Iran, venait à tenter de bloquer le trafic maritime en mer Rouge.
"Jusqu'ici ça n'est pas arrivé. Ça pourrait, mais on s'occupera de ça. Si quelque chose comme ça se produit, on s'en occupera. Vous savez, on a fait ça avec les Houthis auparavant et on n'a pas entendu parler d'eux depuis quelque temps", a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche, après une question sur le sujet.
Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a annoncé mardi avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran pour protester contre une attaque qui avait visé la veille un pétrolier koweïtien dans le détroit d'Ormuz, faisant plusieurs blessés.
Un représentant du ministère "a remis une note de protestation concernant le ciblage par l'Iran du pétrolier koweïtien 'Kifan' lundi soir, alors qu'il franchissait le détroit d'Ormuz, ce qui a entraîné des blessures pour plusieurs membres de son équipage", selon un communiqué du ministère publié sur X.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, a appelé toutes les parties belligérantes à la retenue lors d'une rencontre avec le ministre iranien de l'Intérieur.
Shehbaz Sharif "a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue et à s'abstenir de toute action susceptible de déstabiliser davantage la région", a indiqué dans un communiqué le bureau du Premier ministre, ajoutant qu'il avait dit au ministre iranien Eskandar Momeni que le Pakistan continuerait d'agir en tant que médiateur.
La dégradation de la situation autour du détroit d'Ormuz "accentue les inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole et "l'incertitude" sur les perspectives du marché, a averti le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol, tout en se réjouissant que des "facteurs d'amortissement" existent.
Parmi ces facteurs figurent les "efforts majeurs de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis" pour livrer du pétrole par des routes alternatives au détroit d'Ormuz, l'accroissement des exportations d'autres producteurs, "en particulier les États-Unis, le Brésil, le Venezuela et le Kazakhstan", ou encore les efforts de la Chine pour réduire ses importations, indique l'agence basée à Paris dans un communiqué.
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a dénoncé la récente "intensification" des attaques de l'armée israélienne dans la bande de Gaza, qui ont fait selon l'agence onusienne au moins 57 morts entre le 13 et le 20 juillet.
Neuf mois après l'annonce d'un cessez-le-feu, "aucun endroit n'est encore sûr pour les Palestiniens à Gaza", a souligné devant la presse à Genève le porte-parole du Haut-Commissariat Thameen Al-Kheetan, déplorant le fait que l'armée israélienne avait "intensifié ces derniers jours" ses attaques sur le territoire, "tuant et blessant des dizaines de Palestiniens".
Le Koweït a accusé l'Iran d'avoir ciblé des centrales électriques et usines de dessalement d'eau, provoquant des incendies, après des attaques similaires ces derniers jours.
"Du fait de la poursuite des agressions odieuses commises par l'Iran contre l'Etat du Koweït, plusieurs centrales électriques et stations de distillation d'eau ont été la cible d'attaques pour le quatrième jour consécutif, provoquant des incendies dans plusieurs installations", a déclaré le ministère de l'Electricité, de l'eau et des énergies renouvelables dans un communiqué publié sur X.
Bahreïn a annoncé avoir fait face à de nouvelles attaques de l'Iran mardi, deux semaines après la reprise des bombardements américains contre la République islamique qui riposte en frappant ses voisins du Golfe.
"Les défenses aériennes (...) ont intercepté et contré plusieurs agressions aériennes iraniennes", a déclaré l'armée dans un communiqué publié sur X.
L'armée libanaise a débuté mardi son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington, a indiqué une source militaire à l'AFP.
Selon cette source, les militaires "ont commencé à se déployer dans le village de Zawtar al-Gharbiya", dans la région de Nabatiyé.
Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.
L'Iran a ciblé mardi des installations américaines de radars et de défense antiaérienne dans le Golfe, avertissant Washington d'attaques "encore plus puissantes" à venir, dans un conflit qui menace de s'élargir avec l'implication des rebelles houthis du Yémen.
Le Département d'Etat américain a réitéré lundi un message d'alerte exhortant les citoyens américains à travers le monde à "redoubler de prudence" en raison du conflit avec l'Iran.
"En raison de l'intensification des tensions au Moyen-Orient, la situation sécuritaire reste complexe et pourrait connaître une escalade imprévisible", a-t-il mis en garde dans une publication sur le réseau social X.
Le Département d'Etat a invité "les ressortissants américains se trouvant actuellement au Moyen-Orient" à "faire preuve de prudence et d'une vigilance accrue, et se préparer à d'éventuelles annulations de vols, à des fermetures périodiques de l'espace aérien et à d'éventuelles perturbations de leurs déplacements", mais aussi à "reconsidérer tout projet de voyage" ou de transit vers cette région.
"L'Iran et les groupes qui soutiennent l'Iran pourraient s'en prendre à d'autres intérêts américains à l'étranger ou à des lieux associés aux Etats-Unis et aux Américains partout dans le monde", a-t-il également averti.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir visé des cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence officielle Irna.
L'armée idéologique de l'Iran a dit avoir frappé deux systèmes de défense antiaériens et une installation radar sur deux positions américaines à Bahreïn, ainsi que des dispositifs de missiles défensifs et des systèmes de réception radar et satellite au Koweït. Après cette attaque contre ces installations de repérage, "l'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", affirment les Gardiens dans un communiqué diffusé par Irna.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir stoppé deux pétroliers qui circulaient par ladite "route Sud" du détroit d'Ormuz, non-reconnue par Téhéran, selon l'agence officielle Irna.
"Deux pétroliers non-conformes qui tentaient de passer par la dangereuse route Sud du détroit d'Ormuz ont été stoppés après que des explosions ont provoqué d'importants incendies à leur bord", a déclaré l'armée idéologique de l'Iran dans un communiqué diffusé par l'agence.
Un navire de transport d'hydrocarbures a été touché par un "projectile non identifié" au large d'Oman, dans le détroit d'Ormuz, a rapporté mardi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
L'UKMTO explique avoir reçu "plusieurs informations" concernant cette attaque survenue à huit milles nautiques (environ 15 kilomètres) au nord-est de Limah, dans le sultanat d'Oman, sans donner plus de précisions.
Donald Trump a menacé lundi l'Iran de payer le prix fort pour chaque soldat américain tué au Moyen-Orient, son homologue iranien évoquant pour sa part une "guerre totale" face aux Etats-Unis.
L'armée américaine a annoncé avoir repris ses frappes sur l'Iran pour la dixième nuit consécutive, tandis que les rebelles houthis pro-iraniens du Yémen agitaient le spectre d'un élargissement du conflit avec l'annonce d'un blocus maritime de leur voisin saoudien.