L'armée israélienne a indiqué mardi soir qu'elle allait "agir avec force" contre le mouvement islamiste Hezbollah à Tyr, dans le sud du Liban, appelant les habitants de la quasi-totalité de cette ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco à évacuer.
"Alerte urgente aux habitants de la ville de Tyr ainsi que des camps et quartiers environnants", l'armée va "agir avec force" contre des infrastructures militaires du Hezbollah, a déclaré sur X un porte-parole en langue arabe de l'armée, le colonel Avichay Adraee, dans un message accompagné d'une carte des secteurs visés.
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a confirmé mardi soir la mort de son chef, Ali Larijani, un pilier du pouvoir iranien, qu'Israël avait annoncé plus tôt avoir tué.
Ali Larijani a "obtenu la douce grâce du martyre", a affirmé le Conseil dans un communiqué, ajoutant qu'un autre de ses responsables, ainsi que le fils d'Ali Larijani et plusieurs gardes-du corps, avaient aussi été tués "à l'aube".
Donald Trump, après que sa demande d'assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz a été rejetée par la majorité des alliés des Etats-Unis, a assuré mardi n'avoir "plus besoin d'aide".
"Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos +alliés+ de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN" a assuré le président américain, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.
Emmanuel Macron a martelé mardi qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel" de "bombardements" mais qu'une fois la situation redevenue "plus calme", elle pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.
"Nous ne sommes pas partie prenante au conflit et donc jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel", a dit le président français, opposant une fin de non recevoir à Donald Trump, au début d'un conseil de défense à l'Elysée.
"Par contre, nous sommes convaincus qu'une fois la situation plus calme (..) c'est-à-dire une fois que le coeur des bombardements aura cessé, nous sommes prêts, avec d'autres nations, à prendre la responsabilité d'un système d'escorte", a-t-il ajouté, en soulignant que cela "supposera (aussi) des discussions, une avec l'Iran".
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi qu'en tuant Ali Larijani, Israël donnait aux Iraniens une "occasion de prendre en main leur destin", dans une vidéo diffusée par son bureau.
"Ce matin, nous avons éliminé Ali Larijani, le chef (d')une bande de gangsters qui dirige en réalité l'Iran", a déclaré Benjamin Netanyahu. "Nous ébranlons ce régime dans l'espoir de donner au peuple iranien une chance de s'en débarrasser", a-t-il ajouté, et "si nous persévérons, nous leur donnerons l'occasion de prendre leur destin en main".
L'aviation israélienne a mené mardi plusieurs frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, visant notamment une zone proche de l'aéroport, a rapporté l'agence officielle Ani.
"Une troisième frappe israélienne sur la banlieue sud a visé l'ancienne route de l'aéroport (...)", selon l'agence de presse. L'autorité libanaise de l'aviation civile, citée par Ani, a souligné que l'aéroport, en lisière de la banlieue sud, était toujours fonctionnel, et la route y menant praticable.
L'insécurité alimentaire dans le monde pourrait attendre un nouveau record en raison de la guerre au Moyen-Orient, a alerté mardi le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU.
"Si le conflit au Moyen-Orient se poursuit jusqu'en juin, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l'insécurité alimentaire aiguë en raison de la hausse des prix. Cela porterait les niveaux de faim dans le monde à un record absolu, et c'est une perspective terrible", a déclaré le directeur exécutif adjoint du PAM, Carl Skau, lors d'un point de presse à Genève.
Des explosions ont été entendues mardi de Jérusalem après que l'armée a annoncé avoir détecté des tirs de missiles iraniens vers Israël, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
La Défense passive a activé les sirènes d'alerte antiaérienne dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.
L'armée a annoncé avoir "identifié des missiles tirés d'Iran vers le territoire de l'Etat d'Israël", en ajoutant que la défense antiaérienne avait été activée pour les intercepter.
Guerre au Moyen-Orient : qui était Ali Larijani, homme fort de l’Iran ? https://t.co/oMjRLaplng
— Europe 1 (@Europe1) March 5, 2026
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mardi "l'élimination" d'Ali Larijani, l'un des principaux dirigeants iraniens, et du général Gholamréza Soleimani, commandant de la milice du Bassidj, après des frappes menés dans la nuit en Iran par l'armée israélienne.
"Le chef d'état-major vient de m'informer que Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et Soleimani, chef du Bassidj - l'appareil répressif central de l'Iran, ont été éliminés hier soir", a déclaré Israël Katz dans un message vidéo.
L'Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l'Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient.
Avant le conflit, l'Irak expédiait son pétrole - quelque 3,5 millions de barils par jour - essentiellement depuis ses infrastructures portuaires de Bassorah dans l'extrême sud du pays, unique accès sur la mer du Golfe et le reste du monde via le stratégique détroit d'Ormuz.
Mais l'Iran a quasiment paralysé la circulation dans cette voie maritime, en représailles à l'attaque israélo-américaine lancée le 28 février.
Deux membres du personnel médical ont été blessés par la chute de débris sur un centre d'urgence au Koweït, a indiqué mardi le ministère koweïtien de la Santé, au 18e jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Deux membres des équipes d'urgence ont été blessés alors qu'ils se trouvaient sur leur lieu de travail, dans un centre médical d'urgence, lorsque des débris sont tombés sur le site", a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que leur état était stable.
L'armée israélienne a tenté d'éliminer Ali Larijani, l'un des plus hauts dirigeants iraniens, dans une frappe sur l'Iran au cours de la nuit, rapportent mardi les médias israéliens.
"Ali Larijani a été la cible d'une tentative d'élimination", a affirmé Kan, la radio TV publique israélienne. "Les résultats de la frappe sont encore en cours d'examen", a annoncé pour sa part la chaîne N12.
"Nous ciblons des éléments des Gardiens de la Révolution et de l'appareil répressif du régime", a déclaré l'armée, citant dans un communiqué son chef d'état-major. "Des résultats préventifs significatifs ont été enregistrés cette nuit, susceptibles d'influencer l'issue des opérations et les objectifs de l'armée israélienne", a indiqué le lieutenant-général Eyal Zamir.
L'armée israélienne a annoncé mardi matin avoir éliminé dans une frappe à Téhéran le général Gholamréza Soleimani, commandant du Bassidj, milice de volontaires islamistes chargés notamment du maintien de l'ordre en Iran.
"Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce dernier avait été tué dans "une frappe ciblée à Téhéran".
De fortes explosions ont secoué la capitale iranienne mardi, a rapporté un journaliste de l'AFP, après une nuit de pluie et d'orages marquée par d'intenses déflagrations, au 18e jour de la guerre qui oppose l'Iran à Israël et aux États-Unis.
Les explosions ont été entendues dans le centre de Téhéran, sans que l'on ne connaisse dans l'immédiat les sites qui ont été touchés.
La Chine a annoncé mardi l'envoi d'une aide humanitaire à quatre pays du Moyen-Orient, l'Iran, le Liban, la Jordanie et l'Irak, frappés par les répercussions de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël.
"La guerre a entraîné une grave catastrophe humanitaire pour les populations de l'Iran et d'autres pays de la région. La Chine exprime sa sympathie et adresse sa compassion aux populations des pays concernés", a indiqué Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Les cours du pétrole accéléraient leur rebond mardi et s'envolaient de plus de 5%, au lendemain d'une chute, poussés par des inquiétudes persistantes sur l'offre de brut du Moyen-Orient où des installations énergétiques stratégiques subissent de nouvelles attaques.
Vers 06H15 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, gagnait 5,16% à 98,32 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, rebondissait lui de 4,67% à 104,88 dollars.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi l'arrestation de dix "espions étrangers", au 18e jour de la guerre qui oppose l'Iran à Israël et aux États-Unis.
"Dix mercenaires, des traîtres, ont été identifiés et arrêtés", a déclaré l'organe de renseignement des Gardiens dans la province du Khorassan Razavi (nord-ouest), a rapporté l'agence de presse ISNA, sans préciser leur nationalité.
Les Gardiens ont indiqué que quatre d'entre eux recueillaient des informations "sur des sites sensibles et des infrastructures économiques", tandis que les autres étaient liés à un "groupe terroriste monarchiste".
Le président Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mardi après-midi "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l'Elysée.
Ce nouveau conseil de défense réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité - le dernier remonte au 10 mars - intervient alors que Donald Trump fait pression sur la France pour qu'elle réponde positivement à sa demande d'aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz.
Une personne a été tuée mardi par la chute de débris d'un missile intercepté à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, ont annoncé les autorités alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles chez ses voisins du Golfe.
"La chute de débris dans la région de Bani Yas, après l'interception d'un missile balistique par les défenses aériennes a entraîné la mort d'un ressortissant pakistanais", ont indiqué les autorités dans un communiqué sur X.
Plusieurs explosions ont retenti mardi matin à Dubaï, aux Emirats arabes unis, ainsi qu'à Doha, capitale du Qatar, au 18e jour de guerre au Moyen-Orient, selon des journalistes de l'AFP sur place.
Le ministère de la Défense des Emirats a indiqué avoir intercepté une attaque de missile, et à Dubaï, les explosions ont suivi une alerte sur les téléphones mobiles demandant aux habitants de "trouver refuge immédiatement" en raison de "menaces potentielles de missiles".
Un tanker a été touché par par un "projectile inconnu" alors qu'il était à l'ancre dans le golfe d'Oman, non loin de l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO.
Le navire, dont il n'a pas été précisé s'il s'agit d'un méthanier ou d'un pétrolier, n'a subi que des dégâts "mineurs" et aucune victime n'est à déplorer, a ajouté cette source.
A Bagdad, quatre personnes ont été tuées mardi à l'aube par des tirs de missiles contre une maison du quartier huppé de Jadriya qui, selon une source issue des groupes armés irakiens pro-Téhéran, hébergeait des conseillers militaires iraniens.
L'ambassade des Etats-Unis dans la capitale irakienne a elle été attaquée deux fois à quelques heures d'intervalle lundi et mardi. Un journaliste de l'AFP a vu la défense antiaérienne intercepter un projectile, et un autre engin tomber sur la représentation diplomatique, avec une volute de fumée noire après une explosion.
Un projectile est également tombé sur le toit d'un hôtel situé dans la même Zone Verte ultraprotégée, provoquant un incendie. Et lundi soir, des drones ont visé un des principaux champs pétroliers dans le sud de l'Irak, à l'arrêt et déjà pris pour cible vendredi.
L'armée israélienne a "lancé une vague de frappes à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran", a-t-elle écrit sur Telegram, ajoutant avoir également "lancé une nouvelle vague de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth".
Selon l'Agence nationale d'information (ANI) libanaise, des avions israéliens ont bombardé les quartiers de Kafaat et Haret Hreik, dans la banlieue sud de la capitale, et un raid aérien a visé un appartement dans les étages supérieurs d'un immeuble résidentiel de Doha Aramoun, également au sud de Beyrouth.
Le Hezbollah, de son côté, a affirmé avoir attaqué des soldats et des tanks israéliens dans plusieurs villages du sud du Liban. Dans le petit pays voisin d'Israël, près d'un million de personnes ont été déplacés depuis le début des frappes.