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En directCollision de deux trains en Andalousie : l'Espagne décrète trois jours de deuil national, annonce le Premier ministre

Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait dimanche au moins 39 morts et une trentaine de blessés graves dans le sud de l'Espagne. [JORGE GUERRERO / AFP]
En Espagne, le bilan de la catastrophe ferroviaire au nord de Malaga s'alourdit. Selon les autorités locales, au moins 39 personnes sont mortes et une trentaine d'autres ont été blessées dans l'accident.
Le bilan monte à 40 morts

Le bilan de cette catastrophe vient de s'alourdir. Le président de la région d'Andalousie a annoncé qu'au moins 40 personnes sont mortes dans la collision entre deux trains à grande vitesse, ce dimanche soir. 

"Au cours des prochaines 24 à 48 heures, nous pourrons savoir avec certitudes combien de décès ont été causés par ce terrible accident", a déclaré Juan Manuel Moreno lors d'une conférence de presse. 

Trois jours de deuil national décrétés

Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis lundi "une transparence absolue" et la "vérité" sur les causes de l'accident ferroviaire qui a fait au moins 39 morts la veille au soir dans le sud de l'Espagne.

"Nous allons découvrir la vérité", a asséné le chef du gouvernement espagnol, promettant "une transparence et une clarté absolues". Il a par ailleurs décrété trois jours de deuil national, "à partir de minuit aujourd'hui, qui durera jusqu'à jeudi", lors d'une brève allocution prononcée à Adamuz, la municipalité andalouse où a eu lieu le drame.

Plus de 120 blessés dans la collision

"Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite", a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.

La catastrophe a également fait plus de 120 blessés. 48 étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, lundi à la mi-journée, selon les services d'urgence.

Des causes encore inconnues

Le ministre des Transports a évoqué un accident "extrêmement étrange". "Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire ?", s'est interrogé dans la nuit Oscar Puente: "Tous les experts en matière ferroviaire (...) sont très surpris par cet accident".

"L’erreur humaine est pratiquement écartée", a aussi assuré le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia sur la radio publique RNE. "Cela doit être lié au matériel roulant d'Iryo ou à un problème d'infrastructure", a-t-il estimé.

Sur cette portion de voie ferrée, en ligne droite, limitée à 250 km/h, la vitesse n'était pas en cause dans l'accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu'un des trains circulait à 205 km/h, et l'autre à 210 km/h.

"Pour l’instant la Garde civile se concentre sur l’identification des victimes et le travail de criminalistique. A ce stade, l'enquête, elle, est menée par la Commission d’enquête sur les accidents ferroviaires", a déclaré à la presse dans le village d'Adamuz Rosa Reina, une porte-parole de la Garde civile. 

Le Premier ministre Pedro Sánchez se rend sur place

Le Premier ministre espagnol se rend lundi sur les lieux de la collision entre deux trains à grande vitesse a annoncé son cabinet.

"Le Premier ministre Pedro Sánchez se rendra dans la matinée sur le site de l'accident ferroviaire survenu dimanche à Adamuz (Cordoue), afin de s'informer de la situation", a annoncé son cabinet.

La dernière révision du train qui a déraillé avait eu lieu jeudi

La dernière révision du train à grande vitesse qui a déraillé dimanche soir avant de percuter un autre train circulant dans l'autre sens sur une voie parallèle avait eu lieu jeudi, a annoncé lundi la compagnie ferroviaire Iryo.

Le train, fabriqué en 2022 et "dont la dernière révision a été effectuée le 15 janvier dernier" est parti "avec 289 passagers, 4 membres d'équipage et 1 conducteur à bord. À 19h45, pour des raisons encore inconnues, [il] a dévié sur la voie adjacente", a indiqué l'opérateur dans un communiqué.

Le bilan grimpe à 39 morts

Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait dimanche au moins 39 morts et une trentaine de blessés graves dans le sud de l'Espagne, selon le ministre de l'Intérieur espagnol, après une collision très violente qui a projeté des wagons hors des rails.

Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné sur le réseau social X que "le choc a été terrible". "Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées", a-t-il déclaré ensuite lors d'un point presse tôt lundi matin. "On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux", a-t-il précisé.

Un choc d'une violence inouïe

Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d'une foule de personnes et d'ambulances, tandis que les services d'urgence s'efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés.

Selon le ministre, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.

La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu'il a "projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails", a-t-il poursuivi, expliquant que "la priorité" pour le moment était "de porter secours aux victimes".

"Une nuit de profonde douleur", confie Pedro Sánchez

La Garde civile a indiqué  dans un précédent bilan, qu'il y avait au moins 21 morts, les autorités régionales andalouses évoquant au moins 73 blessés, dont six très graves, et "une nuit (qui s'annonce) très difficile".

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué "une nuit de profonde douleur" après "le tragique accident ferroviaire". Il a précisé suivre de près les opérations, le gouvernement central à Madrid "collabor(ant) avec les autres autorités compétentes" mobilisées sur place.

De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa "grande inquiétude" à la suite de ce "grave accident".

Bonjour à tous

Bienvenu sur ce live consacré à la collision entre deux trains à 200 kilomètres au nord de Malaga, en Espagne.  Selon les premières informations, "les derniers wagons d'un train" de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, "ont déraillé" près d'Adamuz. Un autre train à grande vitesse de la compagnie Renfe, est alors entré en collision avec les wagons présents sur sa voie.