Interviewé ce jeudi soir aux 20 heures de TF1 et France 2, Emmanuel Macron s'est exprimé au sujet de la menace russe et a démenti l'information selon laquelle la CIA aurait informé la France et l’Europe d’une possible attaque de drone russe.
"La CIA n’a pas informé les services français d’une telle attaque." Interrogé au sujet de la menace russe et de la rumeur d'une possible attaque de drones notamment en France, le président de la République a démenti.
Jeudi un peu plus tôt dans la journée, la presse espagnole avait affolé les chancelleries européennes. "El Mundo" affirmait que la CIA avait alerté ses homologues espagnols, italiens et français d'une menace russe en Méditerranée.
Des drones capables d'emporter une charge explosive de 5 kg lancés depuis des navires aux allures de ferries commerciaux. Le modèle de l'engin était même dévoilé. Le Gerbera, un drone de deux mètres de long, lourd de 18 kg, est capable de parcourir à 160 km/h, une distance allant jusqu'à 600 km.
La menace russe n'est pas écartée
Une information démentie par Emmanuel Macron, confirmant les déclarations du ministre italien de la Défense. Pour autant, le président français reste plutôt pessimiste. La France pourrait, elle aussi, être visée par des opérations de déstabilisation sur son territoire, comme les Allemands il y a quelques semaines à Leipzig, où des charges explosives ont été retrouvées dans un aéroport, à proximité d'avions ukrainiens.
Le président reste malgré tout assez flou sur la nature de la menace russe en France, tout en la convoquant pour justifier ses choix stratégiques, comme l'augmentation des crédits pour les armées en période de disette budgétaire.
Au sujet de la guerre en Ukraine, il a également fait le point sur la mobilisation russe. "Il y a eu plusieurs indices qui montrent que la Russie est en train de s'organiser pour aller chercher des jeunes hommes pour participer à l'effort de guerre".
Une mobilisation contrée par les Ukrainiens comme l'a expliqué Emmanuel Macron. "Les Ukrainiens ont réussi à faire une contre-offensive remarquable et depuis l'automne 2022 donc, ça fait maintenant quatre ans, le front est quasiment stabilisé", a-t-il déclaré.