En visite au Vatican, Emmanuel Macron rencontre pour la première fois le pape Léon XIV dans un contexte tendu. Entre désaccords sur des sujets sociétaux et volonté de coopération sur les crises internationales, cet échange s’annonce stratégique pour les relations entre Paris et le Saint-Siège.
De ce conflit au Moyen-Orient, il sera question au Vatican à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron. Le président de la République est arrivé ce jeudi sur place pour cette première rencontre avec le pape Léon XIV, moins d’un an après son élection. Cette visite n’avait pourtant rien d’évident.
Des sujets de friction
Concrètement, elle a mis du temps à se concrétiser. Deux reports déjà, en janvier et en mars, officiellement à cause de l’actualité internationale. Mais en réalité, côté Vatican, on ne montrerait pas d’empressement particulier. Car entre Paris et le Saint-Siège, les sujets de friction s’accumulent.
L’IVG dans la Constitution est très mal perçue à Rome. De plus, l’Église combat frontalement le projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté. Résultat, Emmanuel Macron arrive à Rome avec un agenda chargé et des désaccords à dépasser. Le président devrait donc miser vendredi sur les grands dossiers internationaux : Moyen-Orient, Ukraine, intelligence artificielle.
Une rencontre très observée
Son objectif est de montrer que la France peut peser aux côtés du Vatican et tenter aussi d’ouvrir une séquence plus politique avec une invitation du pape en France. Reste une inconnue pour le locataire de l’Élysée : le style de Léon XIV, décrit comme plus réservé que François.
La rencontre s’annonce très observée, tant elle sera révélatrice de l’état réel des relations entre la France et le Vatican.