1:25
  • Copié
Sébastien Le Belzic (envoyé spécial en Inde), avec AFP / Crédit photo : Ludovic MARIN / AFP
Le président français a atterri ce samedi matin en Inde pour le G20, où il restera deux jours. Il aura un agenda chargé et aura des réunions notamment avec le Premier ministre indien Narendra Modi, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, et le président brésilien Lula

Emmanuel Macron a atterri ce samedi matin à New Delhi, en Inde, pour le sommet du G20 qui durera deux jours. Une trentaine de chefs d'États vont essayer de s'entendre sur des questions économiques. Quel est l'agenda du président français sur place ?

La question de l'Ukraine sera-t-elle abordée ?

Emmanuel Macron est le dernier chef d'État arrivé à New Delhi et son planning est assez serré. Pas un mot du chef de l'État à sa descente d'avion, il est allé directement dans la grande salle où s'est terminée la session plénière qui a débouché sur un consensus concernant un communiqué final, comme l'a annoncé le Premier ministre indien Narendra Modi. On ne sait pas encore si les questions de l'Ukraine dans ce communiqué sachant que les présidents russe et chinois ne sont pas présents à New Delhi, l'Inde voulant un texte le plus consensuel possible.

 

Autre avancée notable de ce sommet : l'intégration officiellement actée aujourd'hui de l'Union africaine au G20 qui se retrouve donc à la même table que l'Union européenne et les 19 pays les plus riches du monde. Une adhésion de l'Union africaine qui compte 55 pays membres et qui est considéré comme une victoire diplomatique pour l'Inde qui s'affiche ici comme leader des pays du Sud. Emmanuel Macron doit avoir des réunions bilatérales au cours du week-end avec notamment le Premier ministre indien Narendra Modi, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, et le président brésilien Lula, selon l'Élysée.

Tribune cosignée par Emmanuel Macron

Dans une tribune cosignée avec la Première ministre de la Barbade Mia Mottley, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez qui assure la présidence de l'Union européenne, et plusieurs dirigeants africains, Emmanuel Macron affiche l'objectif d'un "monde où la pauvreté est éliminée, où la santé de notre planète est préservée et où les pays vulnérables sont mieux équipés pour faire face aux crises qui découlent du changement climatique et des conflits".

"Pour atteindre ces objectifs, nous devons mobiliser toutes les sources de financement, y compris l'aide publique au développement, les ressources nationales et les investissements privés", écrivent ces dirigeants, parmi lesquels figurent aussi le président des Comores Azali Assoumani au nom de l'Union africaine, celui du Kenya William Ruto et celui de l'Égypte Abdel Fattah al-Sissi. "En outre, nous devons rester unis. Pour éviter la fragmentation du monde, la gouvernance de l'architecture financière internationale doit être transformée afin de la rendre plus efficace, plus inclusive, plus équitable et adaptée au monde d'aujourd'hui", ajoutent-ils, dans le sillage du "sommet pour un nouveau pacte financier" organisé en juin à Paris.

Selon les signataires, il faudra notamment "trouver de nouvelles voies pour la fiscalité internationale, sous l'impulsion du G20, afin de respecter nos engagements en matière de climat". "À cet égard, les gouvernements devront s'attaquer aux flux financiers qui échappent aux systèmes fiscaux légitimes", estiment-ils.