Émeutes du 17 octobre : les scènes de chaos en France font le tour du monde

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Émeutes du 17 octobre : les scènes de chaos en France font la Une de la presse internationale [Giulia Morici / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Les violences en France font la Une à l'étranger. Images de voitures brûlées, commerces pillés, le beffroi de Limoges qui s'effondre... Dans de nombreux pays, c'est la sidération et la presse internationale ne mâche pas ses mots et parle de chaos. Plusieurs dirigeants s'en prennent à la politique française. 

Les scènes de chaos qui ont éclaté en marge des manifestations contre la vie chère ne font pas que la Une en France. C'est aussi le cas dans le monde. Ce qui provoque la sidération de la presse internationale et des réactions de plusieurs dirigeants. 

À commencer par Donald Trump. "La France brûle", écrit Donald Trump sur son réseau social Truth. Et de poursuivre avec ce constat, "l'immigration de personnes issues d'un monde totalement différent, des personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois grand". 

"Les progressistes occidentaux ont importé le tiers monde en France"

Même analysé de la part du vice-président, JD Vance, pour qui "les progressistes occidentaux ont importé le tiers monde en France et dans d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion". 

En Europe, le nouveau Premier ministre hongrois, Peter Magyar, dénonce une destruction insensée et estime que ces violences montrent pourquoi la Hongrie veut des mesures migratoires plus strictes. 

Pour de nombreux journaux, c'est la mort du macronisme. Le New York Times y voit la fin d'une décennie au pouvoir d'Emmanuel Macron, définie par la crise politique et la stagnation économique. 

Le quotidien suisse, Le Temps, parle d'un crépuscule sans fin. En Espagne, El Pais va plus loin. Pour le journal espagnol, la journée du 17 octobre consacre la disparition d'une idée politique qui entendait instaurer une centralité idéologique. 

Enfin, en Italie, alors que des rassemblements ont également dégénéré, avec des scènes de pillages et d'incendies à Turin et à Milan, le quotidien Corriere della Sera estime que la France est prise en otage par les casseurs.