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Élections locales au Royaume-Uni : débâcle travailliste au profit de Reform UK

LEON NEAL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP [LEON NEAL / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Au Royaume-Uni, les électeurs étaient appelés aux urnes le 7 mai pour élire 5.000 conseillers municipaux pendant que l'Ecosse et le Pays de Galles renouvelaient leur Parlement. À l'issue du scrutin, Keir Starmer et les travaillistes ont perdu gros.

La défaite du Premier ministre britannique Keir Starmer est cuisante. Son parti travailliste vient de perdre plus de 1.300 conseillers municipaux en Angleterre et au Pays de Galles pour la première fois de son histoire, à l'issue des élections locales du 7 mai. Le Labour a aussi perdu sa domination au Senedd, le Parlement gallois. 

"Cela renforce ma détermination"

Face à cette débâcle, Keir Starmer, s'il refuse de démissionner, reconnaît sa part de responsabilité, 22 mois après son élection : "Ces résultats sont durs, très durs. Et j'en assume l'entière responsabilité. Lorsque les électeurs envoient un message comme celui-ci, cela n'affaiblit pas ma détermination à apporter le changement que j'ai promis. Au contraire, cela renforce ma détermination".

En Angleterre, le revers du Labour est aussi celui d'un système bipartite. Traditionnellement divisé entre les travaillistes et les Tories, le paysage politique britannique voit émerger de manière spectaculaire le parti anti-migration et pro-Brexit, Reform UK.

Le parti de Nigel Farage vient de remporter plus de 1.300 sièges de conseillers. Déjà très fragilisé par l'affaire Mendelssohn, Keir Starmer essui désormais l'un des revers politiques les plus cinglants de l'histoire du Labour. Ce matin, Keir Starmer reste à Downing Street mais certains dans les couloirs de Westminster se demandent jusqu'à quand.