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Droits de douane : face à Trump, Emmanuel Macron mise sur le «bazooka européen»

Un paquet de représailles de 93 milliards d'euros déjà prêt, ciblant notamment Boeing, les voitures américaines ou le soja. [ANDREW CABALLERO-REYNOLDS, Thibault Camus / AFP / POOL]

Ce jeudi 22 janvier, un sommet européen exceptionnel est prévu dans la soirée à Bruxelles (Belgique) afin de prévoir une riposte face aux menaces de Donald Trump.

L'Europe toujours sous pression. Bien que le ton soit descendu d'un cran après les menaces de Donald Trump sur le dossier du Groenland, un sommet européen est convoqué ce jeudi soir à Bruxelles en Belgique. L'Union européenne cherche une riposte, et Emmanuel Macron a justement une idée : le "bazooka européen".

Une prise de risque pour les pays non ciblés par Trump ?

L'Europe est divisée sur cette arme économique. Le président de la République pousse pour activer l'instrument anti-coercition, le fameux "bazooka européen". Entre restrictions d'accès au marché et limitation des exportations américaines, cette arme est puissante sur le papier. Mais pour être activée, elle nécessite la majorité qualifiée des États membres.

Or, elle est loin d'être acquise. L'Allemagne, l'Italie et la Commission européenne temporisent en appelant au dialogue, pas à l'escalade. Sur les 27 États membres de l'UE, uniquement huit sont directement visés par les menaces de la Maison Blanche.

Ceux qui ne sont pas ciblés ne devraient pas prendre de risques économiques aussi élevés, au nom de la solidarité. Il existe toutefois une option intermédiaire. Un paquet de représailles de 93 milliards d'euros déjà prêt, ciblant notamment Boeing, les voitures américaines ou le soja.

Au bout du compte, faute d'unité politique, l'Union européenne pourrait se contenter d'une déclaration commune, sans réelle décision.