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Donald Trump juge «très improbable» une reprise de la guerre contre l'Iran à ce stade

Donald Trump juge «très improbable» une reprise de la guerre contre l'Iran à ce stade [Aaron Schwartz / Getty Images via AFP]

La guerre au Moyen-Orient va-t-elle reprendre après la défaite de Donald Trump aux midterms ? Dans un entretien à CNN, le président américain a estimé qu'une reprise des hostilités est "très improbables". 

Donald Trump a estimé dimanche qu'une reprise de la guerre avec l'Iran était "très improbable" à condition que des progrès soient réalisés dans les négociations avec Téhéran.

"Cela dépend de s'ils signent ou non un accord très solide", a déclaré le président américain lors d'un entretien par téléphone avec un journaliste de CNN. "Il est très improbable que cela s'avère nécessaire", a-t-il ajouté au sujet d'une reprise de la guerre.

"Je les ai frappés tellement fort"

Il a toutefois affirmé qu'il pourrait ordonner une reprise des combats si la situation évoluait, "mais on les a vraiment frappés fort. Je les ai frappés tellement fort. Vous n'imaginez pas à quel point je les ai frappés".

Ces déclarations contrastent avec celles du chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, qui a affirmé peu de temps auparavant que les tractations diplomatiques entre les deux pays étaient à l'arrêt du fait du "choc" provoqué par la débâcle du camp de Donald Trump lors des élections de mi-mandat mardi.

"Depuis quelques jours, il n'y a plus de déplacement (de la part des médiateurs), et la raison en est le choc que les résultats des élections aux États-Unis ont provoqué chez tout le monde", a affirmé Abbas Araghchi dimanche à la télévision d'Etat. "Il faudra un certain temps avant que l'atmosphère ne soit favorable à la reprise des déplacements des médiateurs. Il faut patienter", a-t-il ajouté.

Les efforts diplomatiques pour un règlement du conflit, déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, s'étaient intensifiés avant les élections de mi-mandat. Après la défaite de son camp lors de ces scrutins, le président républicain a reconnu que le conflit, en faisant flamber les cours du pétrole, y avait largement contribué.