Donald Trump annonce qu'il va signer un texte pour éviter la séparation des familles

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Plus de 2.300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines.
Plus de 2.300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines. © BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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"Nous voulons garder les familles ensemble", a expliqué le président américain, alors que la polémique enfle depuis quelques jours sur les enfants arrachés à leurs parents migrants. 

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi, dans un spectaculaire retournement, qu'il allait signer un décret pour éviter la séparation des familles de migrants ayant franchi illégalement la frontière avec le Mexique. L'administration américaine est sous le feu des critiques, tant au niveau national qu'international, alors que plus de 2.300 mineurs ont été séparés de leurs parents en cinq semaines.

"Nous voulons que les familles restent ensemble. C'est très important", a affirmé le président américain lors d'une rencontre avec des élus républicains à la Maison-Blanche. "Je vais signer un décret dans un petit moment", a-t-il poursuivi, sans autres précisions sur le contenu exact de ce texte. Le président et son équipe répètent depuis plusieurs jours qu'ils ne font qu'appliquer la loi et que seule une modification de cette dernière par le Congrès permettrait de mettre fin aux séparations très critiquées, aux États-Unis mais aussi à travers le monde.

Les républicains souhaitaient mettre un terme à cette politique. Un peu plus tôt mercredi, le chef des républicains à la Chambre des représentants Paul Ryan avait annoncé qu'il soumettrait au vote jeudi une loi mettant un terme aux séparations de familles de migrants franchissant illégalement la frontière et "résolvant" le statut des jeunes arrivés sans papiers aux États-Unis. 

"Nous pouvons appliquer nos lois sur l'immigration sans briser des familles", a-t-il lancé. "Nous ne pensons pas que les familles doivent être séparées, un point c'est tout", avait martelé Paul Ryan après sa rencontre la veille avec le président Donald Trump dont la politique de "tolérance zéro" a provoqué cette situation.