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Disputes, bagarres, règlement... En Belgique, de plus en plus d'écoles interdisent les stickers Panini de la Coupe du monde 2026

Disputes, bagarres, règlement... De plus en plus d'écoles en Belgique interdisent les stickers Panini de la Coupe du monde 2026 [Cristian Bonaviri / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Tous les quatre ans, les stickers Panini de la Coupe du monde reviennent et provoquent un grand engouement dans toute l'Europe. Ils sont partout, des réseaux sociaux aux cours d'école. Pourtant, ces petites images peuvent provoquer des situations de plus en plus difficiles à gérer. Des directeurs d'écoles en Belgique ont été contraint de prendre des mesures strictes. 

La fièvre des stickers Panini de la Coupe du monde 2026 gagne les supporters, les collectionneurs et les enfants. Une situation qui devient même difficilement contrôlable dans certaines écoles, notamment en Belgique

Selon les médias locaux, ces petites images provoquent des disputes et même, dans certains cas, des bagarres : "Les enfants se disputent pour savoir à qui appartient tel ou tel sticker, et les enseignants n'ont aucun contrôle sur qui échange quoi, ni sur le caractère équitable de ces échanges", explique la directrice de l'école primaire De Zonnebloem, Arianna Verheyen, à Anvers, au Nieuwsblad

Un "règlement Panini" mis en place 

Elle a donc pris des mesures pour endiguer ce phénomène : "C'est la raison pour laquelle nous les avons interdits. Si un élève en apporte, il doit les remettre et il ne pourra les récupérer qu'à la fin de la semaine auprès de la direction". Une décision radicale mais nécessaire pour ramener le calme. D'autres établissements ont pris des mesures semblables ou bien ils ont demandé aux parents d'être vigilants et d'empêcher les enfants d'en apporter à l'école. 

Mais une autre école a pris une décision totalement contraire aux autres. L’école primaire Op Dreef à Zelem, dans la région flamande, autorise les enfants à venir avec leurs stickers mais ils doivent suivre le "règlement Panini" : les échanges sont autorisés lors de la première récréation, c'est un autocollant contre un autocollant, les enfants doivent être d'accord pour l'échange sinon la transaction est immédiatement annulée. Tout cela se fait sous le contrôle des enseignants. 

Pour la directrice de l'établissement, Ellen Corstjens, ce système permet de responsabiliser les enfants : "Les élèves apprennent à respecter des règles, à échanger honnêtement et à tenir compte des autres. C'est pourquoi nous y voyons plutôt des opportunités d'apprentissage que des raisons d'interdire les autocollants", a-t-elle déclaré à la presse.