Diesel : 60.000 Audi concernées par de nouvelles "irrégularités"

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Le groupe allemand, qui détient Audi, est déjà empêtré dans le scandale du "dieselgate".
Le groupe allemand, qui détient Audi, est déjà empêtré dans le scandale du "dieselgate". © PAUL J. RICHARDS / AFP
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60.000 voitures A6 et A7 d'Audi sont soupçonnées d'avoir un système antipollution "AdBlue" fraudé, qui émet plus de gaz polluants.

Le constructeur automobile Audi, marque du groupe Volkswagen déjà empêtré dans le scandale du "dieselgate", a annoncé mardi avoir interrompu la livraison aux clients de certains véhicules de modèles A6/A7 après avoir "découvert des irrégularités" sur des moteurs diesel. "Les irrégularités concernant le logiciel de pilotage des moteurs diesel V6 ont été découvertes lors de contrôles dans le cadre de l'enquête interne sur le diesel", indique le groupe dans un communiqué.

60.000 voitures concernées dans le monde. L'agence fédérale de l'automobile KBA a de son côté annoncé avoir lancé une enquête sur "des soupons de manipulation des véhicules de modèles A6/A7, concernant 33.000 véhicules en Allemagne et environ 60.000 en tout". "60.000 voitures sont concernées dans le monde", confirme le constructeur, précisant cependant que "les véhicules aux États-Unis ne sont pas touchés". La KBA n'a pas indiqué si elle envisageait ou non des rappels de ces voitures. Le constructeur a indiqué qu'une mise à jour de son logiciel serait mise à disposition "en concertation avec ou sur ordre des autorités".

Le système antipollution AdBlue en cause. Selon le journal allemand Der Spiegel, la fraude concerne le système antipollution AdBlue, un liquide qui "aspire" le dioxyde d'azote (NO2). Le système de gestion du moteur fait en sorte que ce liquide, onéreux, soit injecté en moindre quantité dans le pot catalytique pour en limiter la consommation entre deux inspections techniques, ce qui émet plus de gaz polluants, affirme Der Spiegel. "Nous souhaitons que ces faits soient entièrement élucidés", a déclaré le PDG d'Audi, Rupert Stadler, cité dans un communiqué. Les constructeurs allemands Daimler et Volkswagen, la maison-mère d'Audi, avaient déjà été menacés en février par les autorités de rappels massifs, suite à la découverte de manipulations sur leur dispositif AdBlue. Audi, qui doit tenir mercredi son assemblée générale annuelle, a déclaré qu'il s'exprimerait ultérieurement sur les nouveaux soupçons de la KBA.