Donald Trump a ironisé mercredi à Davos sur le discours d'Emmanuel Macron, prononcé la veille avec des lunettes de soleil en raison d'un problème oculaire, estimant que le président français a "joué le dur à cuire".
Une prise de parole suivie par beaucoup. Lors du Forum économique mondial, à Davos (Suisse), Donald Trump a livré un long discours dans une salle du congrès pleine. Les chefs d’entreprises et même certains politiques présents ont dû faire la queue pour assister à la prise de parole de plus d’une heure du président américain. Le milliardaire républicain a parlé de l’Amérique et des autres pays, notamment la France.
"Je veux que l’Europe aille mieux"
Donald Trump ne reconnaît plus certains États européens et il le dit haut et fort. "Je ne veux insulter personne, mais il y a des pays européens que je ne reconnais plus et je dis ça de façon négative, évidemment. Moi j’adore l’Europe et je veux que l’Europe aille mieux. Mais elle avance dans le mauvais sens, dans la mauvaise direction ces dernières décennies", déplore-t-il.
En ligne de mire du président américain : la France. Il ironise au passage sur le chef d’Etat français. “Alors quand j'ai appelé Emmanuel Macron, je l'ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je l'ai vu jouer le dur à cuire", a-t-il lâché.
L'Élysée se défend
Donald Trump a également raconté une conversation téléphonique qu’il aurait eue avec le locataire de l’Élysée au sujet des droits de douane pour faire augmenter le prix des médicaments. Juste après, l’Élysée a opposé un démenti formel sur X, avec une photo du président américain sur laquelle on peut lire Fake News.
Il paraît que le Président @EmmanuelMacron aurait augmenté les prix des médicaments.
Il ne fixe pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la sécurité sociale. Ils sont d’ailleurs restés stables. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent. pic.twitter.com/gJ1KK5Xylx— Élysée (@Elysee) January 21, 2026
Signe qu’Emmanuel Macron ne veut pas subir. Mais Donald Trump insiste sur la dépendance des Européens vis-à-vis des États-Unis. "C'est à eux de s'occuper de l'Ukraine, pas à nous. Nous n'avons rien à voir avec ça", souligne-t-il.