Carlos Ghosn a quitté seul sa résidence à Tokyo, révèle la vidéosurveillance

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Carlos Ghosn
Carlos Ghosn s'est évadé du Japon au Liban, dimanche. © HANDOUT / REPRESENTATIVES FOR CARLOS GHOSN / AFP
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Jeudi, l'ancien PDG de Renault Carlos Ghosn a affirmé qu'il avait organisé "seul" son départ au Liban, sans toutefois livrer de détails sur cette évasion rocambolesque. Vendredi, la vidéosurveillance japonaise a révélé qu'il avait quitté seul dimanche dernier sa résidence à Tokyo, la capitale du pays.

La vidéosurveillance a révélé que Carlos Ghosn avait quitté seul dimanche dernier sa résidence à Tokyo, selon des sources proches de l'enquête citées vendredi par la chaîne publique japonaise NHK. Les détails de sa fuite au Liban restent encore floues. Captées dimanche vers 12 heures (4 heures à Paris), ce sont les dernières images de l'ancien patron de Renault et Nissan à avoir été saisies par une caméra placée près de l'entrée de son domicile pour surveiller ses entrées et sorties, selon la NHK.

Pas de présence suspecte

Ces images n'ont pas révélé de présence suspecte à ses côtés à ce moment là. La police japonaise soupçonne qu'il aurait alors rejoint quelqu'un d'autre pour prendre l'avion, toujours selon la télévision nippone. Carlos Ghosn a assuré jeudi avoir organisé "seul" son départ au Liban, sans toutefois livrer de détails sur cette fuite rocambolesque.

 

Un ami libanais de Carlos Ghosn avait affirmé jeudi à l'agence japonaise Kyodo News qu'il avait pu s'enfuir en se cachant dans une caisse d'instrument de musique après un concert donné chez lui, aidé par deux agents de compagnies de sécurité privées se faisant passer pour des musiciens. Cependant, une autre source de son entourage interrogée par l'AFP avait auparavant déjà démenti ce scénario.

"Notice rouge" d'Interpol

Il est soupçonné d'avoir embarqué dans un jet privé à l'aéroport international du Kansai, dans l'ouest du Japon, dimanche 29 décembre au soir, selon les médias japonais. Puis, à Istanbul, il est monté à bord d'un autre appareil pour Beyrouth. Son domicile à Tokyo a été perquisitionné jeudi par les enquêteurs japonais, tandis que sept personnes, dont quatre pilotes, ont été interpellées en Turquie dans le cadre d'une enquête ouverte sur place. 

Le parquet général libanais a par ailleurs reçu jeudi une "notice rouge" d'Interpol. Ces avis de recherche internationaux sont lancés sur demande des pays membres. Il n'existe toutefois pas d'accord d'extradition entre le Liban et le Japon. Aujourd'hui âgé de 65 ans, le patron franco-libano-brésilien avait été arrêté en novembre 2018 au Japon puis inculpé pour diverses malversations financières présumées. Après 130 jours sous les verrous, il avait été libéré sous caution fin avril, sous de strictes conditions et avec l'interdiction de quitter le pays dans l'attente de son procès.