Carlos Ghosn a quitté le centre de détention de Tokyo

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Carlos Ghosn a quitté le centre de détention de Tokyo, moyennant une caution de 4 millions d'euros.
Carlos Ghosn a quitté le centre de détention de Tokyo, moyennant une caution de 4 millions d'euros. © Behrouz MEHRI / AFP
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Le tribunal de Tokyo a approuvé jeudi la requête de libération sous caution de Carlos Ghosn, mais le bureau des procureurs avait aussitôt fait appel. Le recours ayant été rejeté, l'ancien PDG de Renault-Nissan est sorti de prison peu avant 15h30, heure française.

Carlos Ghosn, libéré sous caution, a quitté jeudi le centre de détention de Tokyo, où il se trouvait depuis sa nouvelle arrestation surprise le 4 avril sur des accusations de malversations.

L'ex-PDG de Renault-Nissan est sorti peu après 15h20 (heure française) d'un pas confiant, encadré de gardiens, vêtu d'un costume sans cravate, sous les flashs des nombreux médias, avant de monter dans un véhicule noir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Une caution de 4 millions d'euros

La cour de Tokyo avait à la mi-journée approuvé sa requête, mais le bureau des procureurs avait aussitôt fait appel, jugeant "regrettable" que le juge ait donné son feu vert "en dépit de craintes de destruction de preuves".Ce recours a été rejeté quelques heures plus tard et la libération effective peu après. Le magnat de l'automobile déchu de 65 ans, qui était retourné dans le centre de détention de Kosuge début avril après une ré-arrestation surprise, a dû payer une deuxième caution de 4 millions d'euros.

Carlos Ghosn s'était déjà acquitté d'une grosse somme - un milliard de yens - pour obtenir le droit de quitter le 6 mars la prison, où il avait passé 108 jours dans la foulée de son interpellation initiale le 19 novembre dernier pour des malversations financières présumées.

Des conditions très strictes

L'ancien grand patron est désormais à l'air libre mais soumis à de strictes conditions: "assignation à résidence, interdiction de quitter le Japon et autres conditions visant à empêcher destruction de preuves et fuite", a précisé le tribunal. Surtout, il n'a le droit de voir son épouse "que si le tribunal approuve une requête" en ce sens, a expliqué son avocat, Me Junichiro Hironaka, à la presse. Carole Ghosn, dans le viseur des procureurs pour son rôle supposé dans un des volets de l'affaire, est en outre soupçonnée par le parquet d'avoir contacté des protagonistes du dossier.

Si un nouveau rebondissement n'est pas à exclure dans cette affaire hors normes, qui a vu la chute d'un des plus puissants PDG de la planète au moment où il s'apprêtait à tirer sa révérence, la dernière mise en examen de Carlos Ghosn semble clore les investigations du parquet. 

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP