"Ça m'a permis de soulager ma conscience" : quand des Français donnent contre les incendies en Australie

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Incendies en Australie 1:28
Les incendies en Australie continuent de ravager des centaines de milliers d'hectares de forêt. © SAEED KHAN / AFP
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De gigantesques incendies ravagent depuis maintenant quatre mois plusieurs États d'Australie, avec plus de 500 millions d'animaux morts et de nombreuses populations évacuées. Depuis la France, certains ont décidé de contribuer à hauteur de leurs moyens dans des cagnottes de solidarité. Ils expliquent leur geste à Europe 1.
TÉMOIGNAGE

Queensland, Australie du Sud et surtout Nouvelle-Galles du Sud : depuis quatre mois, de vastes incendies sévissent dans plusieurs États australiens, avec aujourd'hui plus de 6 millions d'hectares ravagés par les flammes, soit l'équivalent du Danemark. Les pompiers s'activent jour et nuit pour sauver des vies, la faune et la flore, alors que les images spectaculaires du brasier mobilisent jusqu'à chez nous : des Français qui ont décidé de donner de l'argent dans des cagnottes de solidarité expliquent leur geste à Europe 1.

Une forme de fatalisme ?

"J'ai surtout vu la vidéo du koala qui a été secouru mais qui n'a pas survécu", raconte une donatrice modeste, à hauteur de cinq euros. "Je ne pense pas que ça puisse changer les choses parce que le mal est fait, mais ça peut aider", veut-elle croire malgré tout.

"J'ai donné 100 euros et j'aimerais que mon don serve à sauver quelques vies à court terme", dit un autre. Plus optimiste ? Pas vraiment : "On voit une succession d'incendies au Brésil, en Russie, etc. Je sais que les dons individuels ne régleront pas le grand problème de fond auquel nous sommes toutes et tous confrontés."

"Je me sens mieux face à ce qui se passe là-bas"

Pour d'autres, il y avait une forme de nécessité personnelle dans ce geste. "Faire un don m'a permis de soulager ma conscience, je me sens mieux face à ce qui se passe là-bas", confie une jeune donatrice. "Quand on voit les images des populations qui fuient leurs maisons, ça fend le cœur. On se dit que si c'était notre cas, on aimerait qu'on nous vienne en aide."