Brexit : le dernier week-end européen des Britanniques

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Le Royaume-Uni quittera définitivement l'Union européenne le 31 décembre. 1:35
Le Royaume-Uni quittera définitivement l'Union européenne le 31 décembre. © BEN STANSALL / AFP
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Europe 1 s'est rendu à Maidstone, la capitale du Kent en Angleterre, qui a voté majoritairement en faveur du Brexit en 2016. Alors qu'un accord entre Londres et Bruxelles vient d'être trouvé, les habitants se disent désormais impatients de passer à l'après. 
REPORTAGE

1.246 pages… Vous pouvez d’ores et déjà lire l’accord conclu jeudi entre le Royaume Uni et l’Union européenne. Les Britanniques vivent donc bien leurs dernières heures européennes. Maidstone, la capitale du Kent, a voté en majorité pour le Brexit (58,8%), en 2016. Désormais, ses habitant attende avec impatience la fin du divorce, mais également avec une certaine appréhension pour certains.

Quatre ans de tensions

Maidstone est une ville grise et fatiguée par quatre ans de débats qui ont divisé sa population. En ce dernier dimanche européen, Wendy se rappelle l’après Brexit, quand elle est venue de Londres s’installer ici. "Disputes en famille, au bureau… c’était triste… Heureusement nous en sommes sortis, maintenant nous espérons simplement que les choses s’améliorent", explique-t-elle au micro d'Europe 1.

Aucune manifestation de joie n'est prévue pour le nouvel an : chacun attend de mesurer les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sur son quotidien. Mais Leslie s’impatiente : elle qui voulait plus d’indépendance, va bientôt voir son pays détaché de Bruxelles. "Je pense que nous devons avoir le contrôle de notre propre pays, je ne pense pas que nous devions tous avoir les mêmes règles. Je ne pense pas que nous devons former un même… cluster !", lâche-t-elle.

 

 

"Beaucoup plus de procédures, beaucoup plus de paperasses"

Derrière son masque, Ayen cache un sourire amer. Il travaille dans une entreprise alimentaire. Il a voté pour le Brexit, contre l’immigration que certains disaient incontrôlée, pendant la campagne. "C’est regrettable… Le Brexit affecte mon commerce", avoue-t-il. "Quand je vais retourner au travail en janvier, mon job aura changé. Beaucoup plus de procédures, beaucoup plus de paperasses, et beaucoup de délais à prévoir aussi !"

Ayen n’a pas pris connaissance des détails de l’accord, volontairement : encore quelques jours de répit avant que le Brexit n’entre en application. Il sera toujours temps de réaliser.

Europe 1
Par Marion Gauthier, édité par Romain David