Brexit : "La volonté du peuple britannique a changé", estime Alastair Campbell

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Pour Alastair Campbell, ex-bras droit de Tony Blair, très engagé dans le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, les Britanniques voteraient différemment aujourd'hui au sujet du Brexit. "Ils ont vu que le Brexit promis n'existe pas", estime-t-il.
INTERVIEW

Pour lui, c'est de plus en plus probable. Si les Britanniques votaient à nouveau aujourd'hui pour décider de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, ils diraient "no". "On ne peut pas être sur, mais depuis trois ans, un grand nombre de Britanniques ont constaté que le Brexit qui a été promis n'existe pas", décrypte mercredi sur Europe 1 Alastair Campbell, ex-bras droit de Tony Blair, très engagé dans le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne. "On ne peut pas faire le Brexit sans nous faire du mal, sans que ça nous rende plus pauvre et plus faible. A cause de ça je crois que l'opinion change, même si des millions de Britanniques veulent quand même quitter l'UE".

"On a vu 1 million de personnes dans les rues de Londres, c'est rare"

Pour preuve, Alastair Campbell rappelle la manifestation massive des Britanniques à Londres fin mars. Plus d'un million de personnes s'étaient mobilisées dans les rues de la capitale britannique pour réclamer un nouveau référendum sur la sortie de l'UE. "Nous ne sommes pas un pays de 'gilets jaunes', un pays de manifestants, et on a vu 1 million de personnes dans les rues de Londres, c'est rare. Je pense que la volonté du peuple britannique a changé", pointe-t-il précisant croire encore en la tenue d'un deuxième référendum.

 

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Theresa May : "Je ne comprends pas pourquoi elle est en politique"

Pour y arriver, il espère que les députés européens se mettront d'accord aujourd'hui sur un report de la date du Brexit. Theresa May souhaiterait que celui-ci soit repoussé au 30 juin. Mais mardi, la chancelière allemande a plaidé pour un report en 2020. "Emmanuel Macron et Angela Merkel savent tous les deux que pour résoudre le problème chez nous il va falloir du temps", commente ce spécialiste de la communication, avant de tacler la Première ministre britannique et ses différents échecs : "Aujourd'hui, elle va aller à Bruxelles sachant qu'ils vont dire non à sa proposition, qu'ils vont proposer quelque chose de différent. C'est honteux. Elle a un profond sens du devoir mais elle n'a pas la capacité de créer des rapports avec les gens et avec les leaders politiques. Je ne comprends pas pourquoi elle est en politique", martèle-t-il avant de nuancer toutefois : "Le problème ce n'est pas seulement elle, c'est le Brexit."

 

 

 

Europe 1
Par Clémence Olivier